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La Bourse de Paris termine en légère hausse une séance hautement volatile

La Bourse de Paris termine en légère hausse une séance hautement volatile
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de ParisEric PIERMONT
 
 

La Bourse de Paris a terminé en toute petite hausse de 0,19% mercredi, à l'issue d'une séance extrêmement volatile, où la variation des places boursières a été guidée par les mouvements de taux obligataires.

L'indice vedette CAC 40 a clôturé en hausse de 11,19 points à 5.765,01 points. La veille, il avait reculé de 0,27%, une dixième baisse en onze séances.

La cote parisienne a connu un vrai yo-yo: elle avait commencé la séance en nette baisse, puis est revenue à l'équilibre en réaction à l'intervention de la Banque d'Angleterre (BoE) sur le marché obligataire britannique, avant de repasser dans le rouge, puis de revenir à l'équilibre.

Philippe Cohen, gérant de portefeuilles chez Kiplink Finance fait état d'un "marché très nerveux" qui réagit à une actualité géopolitique et économique dense, "très compliquée à gérer en même temps".

Les fortes variations du jour ont été corrélées à celles du marché obligataire. En début de matinée, les taux d'emprunt de plusieurs Etats européens et des Etats-Unis étaient à des sommets, avant de se détendre brutalement avec les annonces de la BoE.

La Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé mercredi intervenir sur le marché obligataire britannique en achetant des obligations d'Etat pour "rétablir des conditions de marché normales", alors que le taux d'emprunt du Royaume-Uni a explosé depuis des annonces budgétaires très coûteuses vendredi.

"La BoE a été surprise par le nouveau gouvernement en place qui a un peu cafouillé, ils auraient dû prévenir la BoE de leurs intentions", estime M. Cohen.

Le taux d'emprunt de l'Etat français à dix ans est passé de tout proche des 3%, avant de redescendre à 2,75% vers 17H15.

Si ces annonces ont permis d'écarter pour le moment les doutes sur l'état de l'économie britannique, les marchés ne sont pour autant pas à la fête, "le sabotage de Nord Stream" et "le résultat des votes sur l'annexion du Donbass" exacerbent les tensions géopolitiques, rappelle M. Cohen.

Au final, le marché reste "extrêmement volatil" selon Philippe Cohen, "car il y a trop d'éléments exogènes et des problématiques économiques et géopolitiques".

TotalEnergies gâte ses actionnaires

Le géant des hydrocarbures TotalEnergies a reculé de 1,43% à 47,16 euros, après avoir annoncé verser à ses actionnaires un acompte sur dividende exceptionnel de 2,62 milliards d'euros et renforcer d'un milliard de dollars ses investissements dans l'éolien et le solaire.

Trigano redémarre

Le groupe spécialiste des camping-cars Trigano a fait état mardi d'une hausse de 8% de son chiffre d'affaires pour l'exercice 2021/2022, à 3,2 milliards d'euros, expliquant avoir pu "limiter" l'impact de l'inflation des matières premières et composants "par l'application de hausses de tarifs progressives, bien acceptées par la clientèle". A périmètre et taux de change constants, les ventes sont stables sur un an, sur fond de difficultés de production chez des fournisseurs, explique le groupe.

Le cours a bondi de 13,07% à 89,10 euros, mais il est encore en baisse de près de 50% depuis le 1er janvier.


 

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