En ce moment
 

La Bourse de Paris termine en net recul, inquiète au sujet de l'Italie et des taux américains

La Bourse de Paris termine en net recul, inquiète au sujet de l'Italie et des taux américains
La Bourse de Paris a terminé en léger reculERIC PIERMONT

A découvrir

paris

La Bourse de Paris a terminé en net recul vendredi (-0,95%), affectée par une conjonction de facteurs, dont de nouvelles craintes au sujet du budget italien et des inquiétudes par rapport aux taux d'intérêt américains.

L'indice CAC 40 a perdu 51,49 points à 5.359,36 points. La veille, il avait déjà fini en nette baisse de 1,47%.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a perdu 2,5%. Depuis le début de l'année, il a toutefois gagné 0,88%.

La cote parisienne a fait quelques pas à l'équilibre en début de séance avant de refluer de nouveau et de repasser sous les 5.400 points.

"La baisse du CAC 40 s'est accentuée tout au long de la journée en raison d'une conjonction d'éléments négatifs", a commenté auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu Gestion.

"Il y a de nouvelles inquiétudes au sujet de la trajectoire budgétaire de l'Italie, après l'annonce des prévisions de croissance du gouvernement qui sont apparues très optimistes", a-t-il ajouté.

Le ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria, a annoncé jeudi soir un objectif de 1,5% de croissance pour le pays en 2019 et de "1,6% et 1,4% pour les années successives".

Le ministre a également confirmé les prévisions de réduction du déficit public italien, qui passera de 2,4% du PIB l'an prochain à 2,1% en 2020 et 1,8% en 2021.

Ces craintes ont "entraîné une baisse de l'ensemble du secteur bancaire en Europe", a souligné M. Larrouturou.

D'autres secteurs d'activité ont connu une séance difficile.

Les valeurs pétrolières, qui avaient récemment progressé, "ont subi des prises de bénéfices, dans le sillage de la baisse des cours du baril", a indiqué l'expert.

Les valeurs du luxe ont été pénalisées par "les inquiétudes au sujet d'un ralentissement (de la croissance des groupes) qui viendrait de la Chine", selon lui.

Par ailleurs, dans l'après-midi, les investisseurs ont pris connaissance du dernier rapport sur l'emploi américain, "qui a contribué aux inquiétudes des investisseurs au sujet d'une remontée des taux très rapide aux Etats-Unis, ce qui pourrait freiner la croissance", a décrit M. Larrouturou.

Le taux de chômage américain est tombé à 3,7% en septembre, son plus bas niveau depuis décembre 1969, dans une économie en pleine expansion.

- La tech dans le rouge -

Les banques ont terminé dans le rouge, affectées par de nouvelles craintes au sujet du budget italien. Crédit Agricole a reflué de 0,54% à 12,60 euros, Société Générale de 0,51% à 36,81 euros et BNP Paribas de 0,86% à 51,85 euros.

Les compagnies minières ont également fini en terrain négatif, ArcelorMittal reculant de 3,85% à 25,82 euros et Eramet de 3,85% à 85,00 euros.

Il en a été de même pour les valeurs du luxe. Kering a baissé de 1,99% à 429,10 euros, Hermès de 0,93% à 535,00 euros et LVMH de 0,61% à 286,20 euros.

Les valeurs pétrolières ont reculé en raison de prises de bénéfices, à l'instar de TechnipFMC (-2,74% à 26,31 euros) et Total (-1,68% à 55,13 euros).

Eutelsat a pris à l'inverse la tête de l'indice SBF 120 (+6,93% à 22,83 euros) grâce à un relèvement de sa recommandation à "acheter" par Goldman Sachs.

Capgemini a perdu 1,46% à 111,70 euros alors que le géant informatique va prendre une participation de 20% dans Azqore, filiale du groupe bancaire Crédit Agricole dédiée aux services informatiques en gestion de fortune.

  1. Euronext CAC 40

Vos commentaires