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La Bourse de Paris sous le coup de prises de bénéfices après la BCE

La Bourse de Paris sous le coup de prises de bénéfices après la BCE
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a marqué le pas (-0,50%) jeudi, repassant sous les 5.600 points à la faveur de prises de bénéfices consécutives à la réunion de la BCE, qui a brossé un sombre tableau des perspectives de croissance et d'inflation en zone euro.

L'indice CAC 40 a cédé 27,82 points à 5.578,05 points, dans un volume d'échanges nourri de 4,7 milliards d'euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,22%.

La cote parisienne a ouvert en hausse avant de perdre du terrain à la suite de la conférence de presse de Mario Draghi, le président de la BCE.

Les annonces de la BCE étaient plutôt conformes à ce que les investisseurs attendaient, a observé auprès de l'AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale de Oddo BHF Securities.

Mais le marché a commencé à baisser après la conférence de presse de son président Mario Draghi, qui a clairement adopté "un ton assez négatif sur l'évolution de la croissance européenne qui nécessite effectivement qu'on maintienne le stimulus", a-t-il poursuivi.

"Aujourd'hui, avec les niveaux que l'on a atteints sur les marchés, l'incidence sur la croissance et donc sur les résultats à venir des entreprises va à un moment donné se faire ressentir", selon lui.

Du côté des indicateurs, le moral des entrepreneurs allemands a atteint en juillet un nouveau plus bas depuis 2014.

Les commandes industrielles de biens durables aux États-Unis ont pour leur part vivement rebondi en juin, progressant davantage que prévu.

Sur le terrain des valeurs, Atos a fini en queue de peloton du CAC 40 (-5,39% à 73,74 euros), pénalisé par un bénéfice net en baisse de 21% au premier semestre 2019.

TechnipFMC s'est en revanche octroyé la première place de l'indice phare (+4,77% à 25,03 euros), porté par des commandes "record".

Schneider Electric a été porté quant à lui (+1,88% à 79,00 euros) par une révision à la hausse de ses objectifs pour 2019.

Orange est monté de 1,79% à 13,39 euros, fort de ses bonnes performances en Afrique et Moyen-Orient ainsi que d'une belle progression sur le marché entreprises.

LVMH a terminé en baisse de 1,09% à 376,15 euros après un premier semestre en forte croissance, à la faveur d'une demande chinoise toujours plus forte.

Eramet a plongé de 10,52% à 49,25 euros, lesté par la perte de 37 millions d'euros annoncée le groupe métallurgique et minier au premier semestre 2019.

JCDecaux a pâti (-4,36% à 25,00 euros) de la prudence affichée par le groupe dans ses prévisions de croissance organique pour le 3e trimestre, malgré un bénéfice net semestriel en hausse de 86,8%.

Vallourec a décollé à l'inverse de 11,36% à 3,00 euros, propulsé par des résultats supérieurs aux attentes et la confirmation de ses objectifs.

Technicolor a bondi de 13,59% à 0,79 euro, après avoir légèrement réduit ses pertes au premier semestre de l'exercice, malgré une baisse de 0,5% de ses ventes sur la période.

Ipsos a grimpé de 6,70% à 24,70 euros, les investisseurs retenant davantage une bonne surprise en termes de croissance organique que le recul de sa rentabilité.

  1. Euronext CAC40

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