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La Bourse de Paris préfère ne pas se mouiller

La Bourse de Paris préfère ne pas se mouiller
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini près de l'équilibre (-0,09%) jeudi, les investisseurs rechignant à aller de l'avant dans un contexte d'incertitudes autour du Brexit et des négociations commerciales sino-américaines, sur fond de ralentissement économique mondial.

L'indice CAC 40 a lâché 4,70 points à 5.296,54 points. La veille, il avait fini en léger recul de 0,12%.

"Nous avons connu depuis deux mois et demi une hausse qui fait partie des plus grosses progressions historiques" sur un temps aussi condensé "et sommes désormais dans une phase vraiment transitoire", une phase de "consolidation", a observé auprès de l'AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.

Les marchés "font du surplace depuis trois semaines", a-t-il complété.

"Sur le Brexit, plus on avance et moins on y voit clair, ce qui n'est pas de nature à pousser les investisseurs" aux initiatives, a détaillé le spécialiste.

Quant à la macroéconomie, "force est de constater que la tendance globale est plutôt au ralentissement", selon lui.

Pour preuve, la croissance de l'économie des États-Unis a été plus faible qu'estimé à la fin de l'année dernière, à 2,2% au 4e trimestre en rythme annuel contre 2,6% pour l'estimation précédente.

De son côté, la hausse des prix à la consommation en Allemagne a ralenti en mars à 1,3% sur un an, selon des chiffres provisoires publiés jeudi.

Enfin, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a rebondi en février, selon des chiffres publiés jeudi par la Banque centrale européenne (BCE).

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a d'ailleurs lancé jeudi un sévère avertissement à la zone euro, estimant qu'elle n'était pas encore assez préparée pour affronter la prochaine crise économique et exhortant ses membres à renforcer son système bancaire.

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi qu'il présenterait une troisième fois vendredi son accord de Brexit aux députés, au lendemain d'une nouvelle journée dramatique qui a vu Theresa May offrir sa démission et montré un parlement inapte à s'entendre sur une autre voie à suivre.

Sur le front commercial, la Chine et les Etats-Unis reprennent jeudi à Pékin leurs négociations commerciales, mais il leur reste "énormément de travail" pour résoudre leur conflit douanier et aplanir leurs différends sur d'autres sujets, a prévenu le gouvernement chinois.

En matière de valeurs, Carrefour a reflué de 2,63% à 16,27 euros tandis que le groupe compte supprimer plus de 1.200 postes dans ses hypermarchés français en 2019 dans le non-alimentaire, sans départs contraints.

Iliad a perdu 1,54% à 87,96 euros. Le collège de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a requis jeudi un million d'euros d'amende contre le président du conseil d'administration d'Iliad Maxime Lombardini pour des cessions d'actions, et 500.000 euros contre l'opérateur pour une information tardive.

Le groupe Bolloré a terminé quasi stable (-0,05% à 3,98 euros) après sa condamnation en appel pour "procédure abusive" face à France Télévisions.

  1. Euronext CAC40

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