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La Bourse de Paris toujours frileuse avant l'audition du président de la Fed (-0,23%)

La Bourse de Paris toujours frileuse avant l'audition du président de la Fed (-0,23%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris restait frileuse (-0,23%) mardi à la mi-journée, dans l'attente d'une audition du patron de la Réserve fédérale américaine (Fed) devant le Congrès américain.

A 13H48 (12H48 GMT), l'indice perdait 11,82 points à 5.220,03 points, dans un volume d'échanges d'un milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,31%.

La cote parisienne a ouvert légèrement dans le rouge et n'a pas changé d'approche depuis.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,33%, l'indice élargi S&P 0,15% et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,26%.

"Les marchés actions ont perdu une partie des gains engrangés hier" et "l'optimisme entourant les négociations commerciales s'estompe", a souligné David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Le fait que les États-Unis n'augmentent pas les tarifs douaniers dès le mois de mars a été accueilli avec soulagement, mais le conflit n'est pas terminé et les investisseurs se demandent un peu quel sera la prochaine étape", a-t-il ajouté.

L'attention est désormais tournée du côté de la Réserve fédérale américaine et l'audition semestrielle attendue de son président Jerome Powell devant le Sénat mardi et devant la Chambre des représentants mercredi.

Selon Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC, "le banquier central devrait confirmer le virage" accommodant de la politique monétaire pris fin janvier.

Le gouverneur de la banque centrale britannique Mark Carney s'est pour sa part voulu rassurant lors d'une intervention devant la Commission du Trésor du Parlement alors que la Banque d'Angleterre va présenter "un amendement temporaire" pour augmenter la fréquence de ses opérations de prêts aux banques entre mars et fin avril, afin de garantir la stabilité du système financier face au Brexit.

Outre le dossier commercial sino-américain, qui restera comme toujours très suivi, les investisseurs devraient également s'intéresser aux préparatifs de la deuxième rencontre entre Kim Jong Un et Donald Trump au Vietnam mercredi et jeudi.

En matière macroéconomique, l'agenda est fourni.

Le baromètre GfK du moral des consommateurs allemands de mars a été publié avant l'ouverture. Il devrait rester stable malgré une chute des perspectives sur la croissance.

La confiance des consommateurs (Conference Board) en février et les ventes de logements neufs pour janvier aux États-Unis sont aussi au programme.

- Peugeot dans le rouge -

La saison des résultats d'entreprises approche de la fin, avec toutefois encore quelques poids lourds, mal orientés à l'instar du marché.

Peugeot perdait ainsi 2,50% à 22,19 euros en dépit d'un bénéfice net "historique" pour 2018, en hausse de 47% à 2,83 milliards d'euros et de l'annonce d'un objectif de rentabilité opérationnelle de ses activités automobiles supérieure à 6% à l'horizon 2021.

Le reste du secteur automobile évoluait aussi dans le rouge. Renault perdait 0,87% à 60,26 euros, Faurecia 2,18% à 41,65 euros, Plastic Omnium 1,18% à 25,05 euros et Michelin 0,33% à 105,55 euros.

Thales reculait également de 1,65% à 107,20 euros, même si le groupe a dépassé tous ses objectifs en 2018 avec un bénéfice net en hausse de 44% à 982 millions d'euros et une rentabilité opérationnelle de 10,6%, jamais atteinte jusque-là.

  1. Euronext CAC40

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