Fox-Disney: la justice donne son feu vert mais demande des cessions d'actifs

Fox-Disney: la justice donne son feu vert mais demande des cessions d'actifs
La justice américaine a demandé au groupe Disney - qui a accepté - de vendre des chaînes sportives pour donner son feu vert au rachat de 21st Century FoxDrew Angerer

La justice américaine a demandé au groupe Disney - qui a accepté - de vendre des chaînes sportives pour donner son feu vert au rachat du groupe de médias 21st Century Fox, a annoncé le ministère mercredi.

Disney devra céder 22 chaînes sportives appartenant au groupe Fox, de façon à préserver la concurrence et éviter une hausse des tarifs, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

Dans un autre communiqué diffusé dans la foulée, Disney a dit avoir accepté et précise qu'il devra vendre ces chaînes dans les trois mois suivant le rachat.

"Le ministère a déterminé que ces ventes résoudraient les inquiétudes sur la concurrence provenant du rachat par Disney de certains actifs de Fox", a poursuivi le ministère.

Juridiquement, l'accord entre Disney et les autorités de la concurrence, doit encore être validé par un juge, est-il précisé.

Disney doit payer 71,3 milliards de dollars pour mettre la main sur l'essentiel des actifs du groupe Fox, dont les studios de cinéma.

Le groupe avait déposé une offre initiale inférieure en décembre mais avait dû la relever il y a quelques jours pour l'emporter face au cablô-opérateur Comcast, dans un paysage des médias en pleine recomposition sous la pression de la Silicon Valley.

Les actifs convoités par Disney sont les studios de cinéma 21st Century Fox, la chaîne de télévision National Geographic et ses déclinaisons, Star India, la participation de Fox dans le service de streaming Hulu, Sky et Tata Sky entre autres.

La chaîne de télévision câblée américaine Fox News, le Wall Street Journal et l'agence d'informations DowJones, autres propriétés de la famille Murdoch, ne font pas partie des actifs à vendre.

Ce rachat symbolise le bouleversement en cours des secteurs des médias et des télécoms, les groupes traditionnels cherchant à grossir en taille pour rivaliser avec les géants technologiques, comme Google, Netflix ou Amazon, à la fois plateformes de diffusion et producteurs de contenus.

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