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La police vietnamienne a ouvert une enquête sur le camion charnier

La police vietnamienne a ouvert une enquête sur le camion charnier

(Belga) La police vietnamienne a ouvert une enquête autour de trafics d'êtres humains dans la province de Ha Tinh (côte centrale du nord du pays), où dix familles ont signalé la disparition de leurs enfants, rapporte jeudi la presse locale. L'enquête fait suite à la découverte de 39 corps dans un camion frigorifique près de Londres la semaine dernière.

Les corps de 39 migrants avaient été découverts dans un camion dans une zone industrielle de Grays, dans l'Essex, à une trentaine de kilomètres à l'est de Londres. Le conteneur transportant ces 31 hommes et huit femmes était arrivé par ferry au port de Purfleet, sur la Tamise, en provenance de Zeebrugge, en Belgique. Les victimes n'ont pas encore été identifiées officiellement, dans l'attente des résultats de tests ADN, mais une partie pourrait être originaire de régions pauvres du centre du Vietnam. Initialement, la police britannique pensait que les victimes étaient toutes chinoises, mais cela ne semble pas être le cas. Vendredi, un activiste des droits humains avait dévoilé des messages de Pham Thi Tra My, âgée de 26 ans, dans lesquels elle racontait à sa mère au Vietnam qu'elle était en train de mourir parce qu'elle ne pouvait plus respirer. "La plupart des familles ont coopéré. Certaines font face à leurs propres problèmes et n'ont donc pas été en mesure de fournir des informations complètes", a indiqué le chef adjoint de la police provinciale Nguyen Tien Nam au journal vietnamien VnExpress. Dans la province voisine de Nghe An, où 18 familles recherchent leurs enfants disparus, quatre suspects ont été arrêtés pour des liens avec un cabinet de conseil qui organise des voyages à l'étranger et s'occupent de visas pour des Vietnamiens. L'un des suspects, Le Duy Anh, fait actuellement l'objet d'une enquête pour avoir "organisé ou forcé d'autres personnes à fuir à l'étranger ou à y séjourner illégalement". Ces faits sont passibles d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 20 ans. Selon les médias locaux, son entreprise a reçu des centaines de milliers de dollars provenant d'environ 400 personnes, entre septembre 2015 et janvier 2019. Cependant, aucun lien avec le cas britannique n'est établi pour l'instant. (Belga)

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