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Le touriste lunaire japonais ne s'attend pas à un entraînement "trop dur"

Le touriste lunaire japonais ne s'attend pas à un entraînement
Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, futur touriste lunaire, lors d'une conférence de presse, le 9 octobre 2018 à TokyoToshifumi KITAMURA
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Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa sera-t-il prêt pour son voyage autour de la Lune, prévu vers 2023? Sans problème, a-t-il assuré mardi, anticipant un entraînement "pas trop dur" auquel il pourra s'adonner après ses six heures de travail quotidiennes.

Le fondateur de la compagnie spatiale privée américaine SpaceX, Elon Musk, avait annoncé en septembre le nom du futur touriste lunaire, premier humain à faire le tour de la Lune depuis la fin du programme Apollo en 1972. Seuls 24 Américains, tous hommes et blancs, l'ont fait, dont douze qui ont marché sur le sol lunaire.

"Nous n'avons pas encore décidé quelle formation je vais devoir suivre mais Elon Musk m'a dit que cela ne devrait pas être trop dur", s'est amusé Maezawa lors d'une conférence de presse bondée à Tokyo.

Cet homme d'affaires décontracté de 42 ans, qui s'est enrichi en créant et dirigeant la galerie marchande de vêtements Zozotown, assure qu'il le trouvera le temps nécessaire pour l'entraînement.

"Je ne travaille pas du matin au soir. Je vais au bureau trois à quatre fois par semaine et j'essaie de rentrer chez moi au bout de six heures", a-t-il affirmé, en accord avec les règles de sa société destinées à laisser aux employés le temps de développer leurs projets personnels.

Yusaku Maezawa prendra place à bord de la future fusée BFR, que SpaceX est en train de construire à Los Angeles, avec plusieurs artistes qu'il choisira lui-même. Il a reçu "des garanties de sécurité" pour pouvoir les inviter, a-t-il précisé, même s'il n'a pas encore entamé de discussions en ce sens.

"J'ai tellement hâte de m'approcher de la Lune. Je voudrais voir la Terre en entier... Rien qu'à l'idée de la voir de mes propres yeux, j'en ai les larmes aux yeux", a-t-il encore confié.

Le milliardaire, qui s'est fait connaître comme collectionneur d'art contemporain et mécène, n'a pas nié que sa décision de s'offrir un ticket pour la Lune avait formidablement accru sa notoriété.

"Avant, j'étais connu comme +Maezawa, le type qui est dans la mode+, et maintenant je suis devenu +Maezawa, celui qui va sur la Lune+", a-t-il souri.

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