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Le train de fret Perpignan-Rungis n'aura plus de clients après vendredi

Le train de fret Perpignan-Rungis n'aura plus de clients après vendredi
Le train de fret Perpignan-Rungis, le 14 mai 2019 à PerpignanRAYMOND ROIG
alimentation

Le train de fret transportant des primeurs de Perpignan au marché de Rungis, près de Paris, s'arrêtera après un dernier convoi vendredi, faute de clients, mais la ligne restera ouverte, a-t-on appris mercredi auprès de la SNCF.

"La seule commande" encore en cours "s'arrête vendredi. Les clients n'ont pas renouvelé leur contrat. On fera ce qu'on peut pour faire circuler les wagons au fur et à mesure des demandes des clients", a indiqué un porte-parole de l'activité fret de la SNCF.

Déjà "ces derniers jours", ces wagons "en fin de vie" ne transportaient "presque plus de fruits et légumes", avec seulement "quatre wagons" mardi par exemple, au lieu d'"une vingtaine d'habitude", a précisé le porte-parole. Les volumes transportés ont diminué, d'une part parce que "c'est un peu la fin de la saison" et d'autre part parce que "les clients ont commencé à charger dans des camions", a-t-il expliqué.

En mai, le groupe ferroviaire avait proposé de prolonger cette ligne de wagons frigorifiques jusqu'à la fin de l'année, "échéance au-delà de laquelle les wagons seraient hors d'usage", leur vétusté et le coût de leur remplacement étant à l'origine du problème.

La SNCF est "en contact régulièrement avec les clients", mais "ils ont fait d'autres choix", séduits "sans doute par la plus grande souplesse du transport routier", a déclaré le porte-parole. Le groupe ferroviaire leur a proposé, pour remplacer les vieux wagons, "une solution alternative: des conteneurs transportés sur des trains", a-t-il ajouté.

Après deux réunions en mai et juin, le ministère des Transports doit réunir un groupe de travail sur ce dossier le 17 juillet. A la mi-mai, le ministère avait dit rechercher "une solution ferroviaire pérenne d'ici la fin de l'année, permettant de poursuivre dans la durée le transport des fruits et légumes par le rail".

"Il n'y a à ce jour aucune garantie sur (la) pérennité" du train, a dénoncé mercredi le syndicat CGT-Cheminots.

L'annonce, du remplacement cet été de ce train quotidien par des camions avait provoqué un tollé au printemps, syndicats et responsables politiques protestant contre une décision contraire aux enjeux environnementaux.

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