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Les agriculteurs wallons font le point sur la situation et leurs revendications

(Belga) Plusieurs représentants des agriculteurs wallons se sont réunis vendredi à Ciney afin de faire le point sur les conséquences de la sécheresse actuelle. Ils ont aussi exposé leurs revendications à José Renard, représentant du ministre wallon de l'Agriculture René Collin.

"Ce n'était déjà pas facile d'être riche mais là ça devient carrément impossible. Cette sécheresse engendre des pertes et des frais très importants, je n'ai jamais vécu ça. S'il n'y a pas de pluie d'ici quinze jours, on va droit à la catastrophe", résume un agriculteur de Ciney, Etienne Ernoux. Fortes températures et manque cruel d'eau font que les rendements sont en chute libre dans toutes les cultures. Les coûts pour tenter de maintenir une certaine productivité sont très importants. En sus, l'herbe disponible dans les prairies n'est pas suffisante. Une demande a été faite pour une intervention du fond de calamités. "Actuellement, l'IRM est en train de faire son rapport, il devrait être rendu dans les jours qui viennent", indique José Renard à ce propos. "Nous faisons tout pour aller au plus vite et avec les décisions prises au niveau européen l'indemnisation devrait être rapide", rassute-t-il. Au-delà de ce fond, les agriculteurs désirent que d'autres mécanismes soient mis en place. "Actuellement, on peut seulement se couvrir contre la grêle, il faut que ce soit aussi le cas avec la sécheresse. C'est un complément indispensable au fond de calamités qui met parfois longtemps à nous indemniser", explique Joseph Ponthier, président de la Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA). Comme dans d'autres pays, la solution pourrait notamment venir d'assurances dites "paramétriques", permettant aux agriculteurs de protéger leurs terres en fonction de multiples critères (températures, pluviométrie...), sans nécessité de constat et avec une indemnisation très rapide. Une assurance prairies a également été évoquée. La FWA tient aussi à obtenir différentes dérogations concernant les plannings imposés pour les différentes cultures. "Nous voulons que ce soit l'agronomie et le climat qui décident de notre métier, pas des dates prédéfinies", souligne M. Ponthier. Il est enfin demandé aux autorités de travailler en matière de recherche, de manière à définir quelles sont les cultures qui seront porteuses à l'avenir. (Belga)

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