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Les coûts fixes des entreprises fermées pris en charge jusqu'à 70%

Les coûts fixes des entreprises fermées pris en charge jusqu'à 70%
Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse ave Jean Castex, le 14 janvier 2021Thomas COEX
 
 

Les coûts fixes des entreprises fermées à cause de l'épidémie de Covid-19 et de celles des secteurs qui leurs sont liés, réalisant plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires par mois, seront pris en charge à 70%, a annoncé jeudi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Cette "aide exceptionnelle" s'ajoutera aux aides du fonds de solidarité et est pour l'instant plafonnée à 3 millions d'euros sur la période de janvier à juin 2021, a précisé le ministre.

Il a indiqué que cette limite de trois millions d'euros était un "point du départ" et issu d'une négociation avec la Commission européenne qui va se poursuivre.

Le ministre de l’Économie a expliqué que cette nouvelle mesure s'adressait aux "structures importantes" comme les chaînes d'hôtels, les "restaurateurs qui ont plusieurs restaurants dans une même ville", les "activités indoor" telles que les bowlings ou les salles de sport.

Pour les entreprises plus petites, "nous allons travailler avec les parlementaires aux meilleures façons de baisser ce seuil d'un million d'euros qui je sais peut-être pénalisant pour un certain nombre de petites structures très spécifiques", a encore détaillé Bruno Le Maire.

Il a par ailleurs annoncé que le Fonds de solidarité pour les entreprises frappées indirectement par les fermetures administratives liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 (les secteurs connexes) jusqu'ici limité à 10.000 euros par mois, était porté à partir de décembre dernier à une compensation de 20% du chiffre d'affaires, dans la limite de 200.000 euros, si elles ont perdu 70% de leur chiffre d'affaires.

Bruno Le Maire a notamment cité "les fournisseurs des cafés et de la restauration, le commerce de gros, les hôtels, les blanchisseurs, les torréfacteurs".

"Nous sommes soulagés, nos entreprises vont pouvoir souffler, tout ne sera pas réglé mais elles auront la sérénité de pouvoir bénéficier des aides", a réagi Laure Bomy, directrice générale de la Fédération nationale des boissons (FNB), qui estime que "quasiment 100% des entreprises du secteur entrent dans le dispositif".

"Tout cela va dans le bon sens, même si nous n'avons toujours pas de perspective de réouverture" pour les restaurants, a réagi auprès de l'AFP Hervé Becam, vice-président de l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie-restauration.

Du côté du syndicat patronal des indépendants GNI de ce même secteur, Didier Chenet met en avant "l'écoute du gouvernement et le soutien massif" des aides annoncées, qui vont "aider à restructurer et aussi à redonner le moral. Et quasiment tous les hôtels vont pouvoir adhérer" aux dispositifs élargis, souligne-t-il.




 

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