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Les exploits des superhéros font les affaires de Mickey

Les exploits des superhéros font les affaires de Mickey
Le PDG du groupe Disney Bob Iger pose avec Minnie sur le Walk of Fame à Hollywood, le 22 janvier 2018FREDERIC J. BROWN

Les énormes succès en salles des films de superhéros "Black Panther" ou "The Avengers" ont fait bondir les résultats financiers trimestriels et annuels du groupe Disney, qui espère boucler son rachat partiel de Fox bien avant la fin du premier semestre.

Le PDG du groupe Bob Iger a insisté jeudi sur les "deux grosses priorités" pour 2019: "la finalisation du rachat de Fox et son intégration" et le développement du "streaming" vidéo, via la chaîne sport ESPN+ et le lancement, très attendu, fin 2019, de Disney+.

"Disney+ sera sur le marché américain à la fin de l'année prochaine, bourré de contenus Disney, Pixar, Marvel, Star Wars et National Geographic, et avec un accès à notre incroyable catalogue de films et de programmes de télévision", a détaillé M. Iger lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Le service proposera notamment une nouvelle série d'animation basée sur "Rogue One : A Star Wars Story".

Quant au rachat de 21st Century Fox, Bob Iger s'est dit "de plus en plus optimiste" quant à la perspective de boucler l'opération "nettement" avant la fin du premier semestre, compte tenu des feux verts déjà accordés par le régulateur américain cet été et l'Union européenne cette semaine.

Ce rachat doit en particulier permettre à la maison mère de Mickey d'étoffer son portefeuille de contenus et de mieux lutter contres les assauts de la Silicon Valley, qui bouleverse le paysage des médias et des télécoms.

Les régulateurs ont toutefois exigé la vente de chaines sportives de Fox aux Etats-Unis et des participations de Disney dans certaines chaînes comme A+E ou History.

- La Force est avec Disney -

Côté résultats financiers, le groupe a publié des chiffres en hausse et meilleurs qu'attendus, portés par de nombreux cartons en salles, la "meilleure année" pour les studios Disney.

Ils "ont connu à nouveau un excellent trimestre et un exercice annuel phénoménal", a commenté la directrice financière Christine McCarthy, notant le succès de "Black Panther", "Avengers: Infinity War" et sa ribambelle de stars, "Star Wars: Les derniers Jedi" ou encore le dessin animé "Les Indestructibles 2".

Le dernier trimestre, qui vu les sorties des "Indestructibles 2" et "Ant-Man et la Guêpe", a bénéficié en outre d'une comparaison favorable avec le dernier trimestre 2017, qui n'avait vu que la sortie de "Cars 3" et aucune sortie de film de la franchise Marvel.

La division "Studio et divertissement" a vu ses recettes gonfler de 50% au dernier trimestre de l'exercice décalé, à 2,15 milliards de dollars, et de 19% sur l'année, frôlant les 10 milliards de dollars. Son bénéfice opérationnel a même quasiment triplé, à 596 millions de dollars au quatrième trimestre. Il a cru de 27%, à près de 3 milliards de dollars, sur l'année.

Revers de la médaille, les performances du premier trimestre 2019 pourraient pâtir de la comparaison, a prévenu le groupe.

Ce qui n'a en rien inquiété les investisseurs: le titre avançait de 1,80% à 118,20 dollars vers 23H30 GMT dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street.

Les parcs d'attraction et hôtels ont bénéficié d'une meilleure fréquentation et de dépenses plus importantes des clients: 5,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires trimestriel (+9%) et 20,3 milliards sur l'année (+10%). Leur bénéfice opérationnel a même bondi de 18% (4,47 milliards de dollars) sur l'année.

Comme souvent, ses chaines câblées, dont ESPN, ont en revanche fait moins bien, de même que la branche produits dérivés et "médias interactifs", en partie à cause de dépréciations d'actifs.

Au total, Disney a dégagé un bénéfice net au quatrième trimestre de 2,32 milliards de dollars (+33%) et de 12,6 milliards (+40%) sur l'année.

Par action, le bénéfice ajusté est 1,48 dollar sur le trimestre et de 7,08 dollars sur l'année, mieux qu'anticipé par les marchés financiers.

Meilleurs que prévu aussi, le chiffre d'affaires trimestriel (14,3 milliards, +12%) et annuel (59,4 milliards, +8%).

Le groupe a en outre bénéficié d'une baisse de ses impôts et d'un effet comptable favorable également lié à la récente réforme fiscale américaine.

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