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Les pubs Wetherspoon baissent le prix de la bière pour défendre le Brexit

Les pubs Wetherspoon baissent le prix de la bière pour défendre le Brexit
Le Premier ministre britannique Boris Johnson avec une pinte de bière en juillet 2019HENRY NICHOLLS

Le patron d'une des plus grandes chaînes de pubs britanniques, Wetherspoon, a décidé de baisser le prix de la pinte de bière dans ses établissements afin d'illustrer les bienfaits à attendre, selon lui, du Brexit.

Il s'agit d'une nouvelle opération de communication pour Tim Martin, tonitruant chef d'entreprise et ardent promoteur du Brexit, à contre-courant de la plupart des milieux d'affaires au Royaume-Uni.

Dans un communiqué, Wetherspoon annonce une réduction à partir de vendredi de 20 pence (22 centimes d'euros) d'une traditionnelle pinte d'ale Ruddles, un type de bière ambrée très populaire auprès des Britanniques dont le prix dans la majorité de ses 900 pubs sera désormais de 1,69 livre (1,88 euro).

Il entend par là démontrer les effets positifs à attendre du Brexit qui rendra selon lui le Royaume-Uni maître de sa politique commerciale.

Tim Martin rappelle que l'Union européenne, en tant qu'union douanière, taxe les produits importés des pays du monde entier qui ne proviennent pas de l'UE. En tant qu'Etat-membre, le Royaume-Uni est tenu de collecter ces taxes puis de les reverser à Bruxelles.

"A condition que nous quittions l'union douanière le 31 octobre, le gouvernement peut en finir avec des droits de douanes protectionnistes, ce qui réduira les prix dans les supermarchés et les pubs", assure-t-il.

"Beaucoup de responsables politiques ont trompé le public en suggérant que quitter l'union douanière serait un +désastre+", martèle-t-il.

Le patron de de Wetherspoon n'évoque pas en revanche les conséquences d'un Brexit sans accord sur les relations commerciales avec l'UE, qui pourrait se traduire par le retour des droits de douane et des contrôles aux frontières pour les produits venant du continent.

Tim Martin n'a eu de cesse de défendre le Brexit avant même le référendum de 2016, accusant souvent les médias de catastrophisme.

En 2018, il avait décidé de cesser de vendre du champagne dans ses établissements afin de privilégier les boissons fabriquées au Royaume-Uni et en dehors de l'UE.

En décembre dernier, il avait même pris la route à travers le pays à bord d'un autocar de luxe pour persuader ses clients qu'il n'y avait rien à craindre d'un Brexit sans accord.

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