Les syndicats de Bombardier Bruges inquiets sur le sort de la commande de trams de la Stib

Les syndicats de Bombardier Bruges inquiets sur le sort de la commande de trams de la Stib

(Belga) Les syndicats de l'usine Bombardier de Bruges mènent des actions depuis vendredi dernier. L'accès au site est ainsi refusé aux collaborateurs extérieurs et aux fournisseurs. Les représentants des travailleurs veulent obtenir davantage de clarté sur le lieu de production d'une grande commande de trams par la Stib. A les croire, la direction réfléchirait à choisir Vienne, alors que Bruges constitue, selon eux, la meilleure option financière.

Après la restructuration qu'il a connue l'an passé, le site brugeois du constructeur canadien avait besoin d'un contrat durable comme celui de la Stib. La société de transports en commun bruxelloise a en effet récemment commandé 175 trams à Bombardier, ce qui représente un contrat de 12 ans. Les syndicats espèrent que cette commande pourra être traitée depuis Bruges. "D'après une consultation interne ici à Bruges et au niveau européen, il apparait que notre site possède les meilleurs atouts économiques", soutient Steven Bogaert, de l'ACV (pendant flamand de la CSC). Le haut management de Bombardier Transportation examinerait cependant la possibilité de confier cette tâche à une filiale installée à Vienne. Ce site est spécialisé dans la production de trams et Bombardier souhaite que ses différentes implantations se spécialisent dans des tâches spécifiques. Pour les syndicats, le personnel brugeois dispose de suffisamment d'expérience avec de telles commandes. "Dans le passé, nous avons également fabriqué des véhicules pour De Lijn", souligne d'ailleurs Steven Bogaert. Inquiets, les représentants des travailleurs mènent des actions afin de faire monter la pression sur leur direction. Depuis vendredi, ils ne laissent ainsi entrer sur le site ni les collaborateurs extérieurs, ni le personnel provenant de sites étrangers de Bombardier, ni les fournisseurs. "Cela perturbe la chaîne de production, même si le personnel continue à travailler", précise le syndicaliste. Ce dernier attend une réponse de la direction cette semaine alors que l'accord sur le lieu de production serait attendu la semaine prochaine. (Belga)

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