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Ligue des champions de hand: Montpellier et Paris en opération rédemption

Ligue des champions de hand: Montpellier et Paris en opération rédemption
Le demi-centre du Paris-SG, Nikola Karabatic, lors du match pour la 3e place de la Ligue des champions face au club macédonien HC Vardar, à Cologne, le 27 mai 2018Patrik STOLLARZ

En mission rachat: après la grosse déception de la saison passée, où aucun club français ne s'était hissé en demi-finales de Ligue des champions, le Paris Saint-Germain et Montpellier lancent leur nouvelle aventure européenne samedi, avec l'objectif d'atteindre à nouveau (au moins) le dernier carré.

La phase de digestion a pris du temps à Paris. Est-elle au moins terminée? Sorti de sa poule avec le record de points jamais accumulé en phase de groupes de la Ligue des champions (26 pts, 13 victoires - 1 défaite, à Szeged), le PSG s'est ensuite écroulé contre le club polonais de Kielce en quarts (34-24, 26-35), en mai.

"Ce genre de choses, tu ne les digères pas", tranche Bruno Martini, manager général du PSG. "Ca restera une belle leçon. Comptablement, on a fait quasiment la même saison en Ligue des champions et en championnat. Mais en championnat on a fini champion de France, et en Ligue des champions on rate le match qu'il ne fallait pas rater. C'est terrible", se souvient-il encore.

"C'était aussi le dernier match de Thierry Omeyer. On était dans l'émotion, et les émotions, on ne les digère jamais réellement", ajoute l'ex-international aux 202 sélections. "C'était une belle leçon, on apprend. Ce qu'il faut, c'est ne pas refaire la même erreur deux fois".

Est-ce enfin la bonne pour le PSG? Le quintuple champion de France en titre marche sur la Starligue depuis 2015, mais peine sur la scène européenne: son meilleur résultat reste une défaite en finale contre Skopje en 2017. Et depuis, Paris déçoit.

L'effectif, emmenée par les frères Luka et Nikola Karabatic et le Danois Mikkel Hansen, a peu bougé (4 départs, 3 arrivées), mais s'est renforcé avec trois internationaux (Vincent Gérard, Gudjon Sigurdsson et Kamil Syprzak).

Si, en plus, Paris a appris de ces désillusions, il se positionne désormais comme un candidat incontestable pour le carré final, crédible pour le titre.

"La donne ne change pas: on a de l'ambition", revendique Martini. "Il n'y a pas un club qui va vous dire: +Non, on s'est mal préparé, on va faire une saison de merde+. J'ai senti d'ailleurs Montpellier très ambitieux, et prêt à conquérir tous les titres possibles."

- Le MHB veut se repentir -

Les ambitions des Héraultais ne peuvent qu'être plus élevées que la saison dernière: encore dans l'euphorie de leur sacre de 2018 contre Nantes, le MHB a signé une campagne catastrophique en Ligue des champions l'an dernier, éliminé dès la phase de poules avec un bilan médiocre pour un champion sortant: 10 défaites, 1 nul, 3 victoires.

Si le PSG a mis du temps à digérer son élimination en quarts, Montpellier a eu deux mois de plus pour tirer les leçons de cette déconvenue.

"Qu'est-ce qu'on tire comme conclusions? Que l'on s'est complètement trompé", confesse Valentin Porte, arrière droit du MHB. "A se battre contre Barcelone, Skopje, etc., on a oublié de mettre derrière nous des équipes plus modestes, comme Kristianstad et Brest (Bélarus). Ca a été catastrophique. On a appris qu'avant de viser trop haut, il faut battre Porto, Brest et Zaporozhye. Appliquons-nous sur ces matches pour nous qualifier pour le tableau final, ce qui est notre objectif", prévient l'international aux 103 sélections.

Après avoir pas mal chamboulé son effectif (7 départs et 5 recrues d'expérience) et avoir cédé d'un petit point le derby du Sud au Nîmes de l'ex-Héraultais Michael Guigou mercredi, Montpellier commencera fort, avec la réception du champion en titre, le Vardar Skopje, dès samedi (17h15).

"Je crois aux signes. On les a accueillis l'an dernier juste après avoir été champion d'Europe, et on s'était incliné de peu (24-27). Cette année, ils sont champions d'Europe, et on les reçoit. C'est peut-être un signe du destin, qui nous donne une seconde chance", sourit Porte.

Un coup de pouce du destin, c'est déjà bien. Mais il en faudra plus pour permettre au MHB de renouer avec sa gloire de 2017.

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