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Londres pourrait avoir bientôt sa statue de la "Fillette intrépide"

Londres pourrait avoir bientôt sa statue de la
Les touristes se massent près de la statue "Fearless Girl" à New YorkJewel SAMAD

Après New York, une statue de la "Fillette intrépide" (The Fearless Girl) pourrait bientôt être exposée dans les rues de la City de Londres, témoin de la popularité de cette oeuvre censée encourager une meilleure représentation féminine dans la finance mondiale.

Depuis son installation face au puissant "taureau de Wall Street" en mars 2017, cette statue de bronze représentant une fillette aux yeux d'acier, mains sur les hanches et queue de cheval au vent, est devenue la coqueluche des touristes de la pointe de Manhattan.

La société de gestion d'actifs qui l'a financée, State Street Global Advisors, a indiqué jeudi "être en discussion avec la City de Londres" pour y installer "une seconde version" en 2019, dans un lieu et à une date qui restent encore à préciser.

Selon le quotidien britannique Evening Standard, le comité culturel de la ville de Londres pourrait voter pour l'installation de la statue dès lundi, qui serait ensuite mise en place en mars pour six mois.

L'idée, comme pour la statue new-yorkaise, est d'"inspirer les sociétés cotées à agir" pour augmenter la présence des femmes au sein de leurs conseils d'administration, a expliqué Marc Hazelton, porte-parole de State Street, société basée à Boston.

Cette société se targue d'avoir, grâce à la statue signée de l'artiste Kristen Visbal et à la campagne qui l'a accompagnée, déjà contribué à la progression des femmes dans les cénacles du pouvoir économique.

A fin septembre, plus de 300 sociétés, dont 215 aux Etats-Unis, avaient ajouté au moins une femme à leur conseil d'administration depuis 2017, permettant de ramener la part des grandes sociétés cotées dépourvues d'administratrice à 16%, contre 24% fin 2016, selon State Street.

Lors de son installation pour la Journée de la femme en mars 2017, la statue new-yorkaise avait déclenché une mini-polémique: le sculpteur italo-américain Arturo Di Modica, créateur du "taureau qui charge" ("Charging Bull") en face de laquelle la fillette a été placée, avait déploré un détournement du sens de son oeuvre, installée en 1989 pour célébrer le redressement et la vitalité économique américaine après le krach boursier de 1987.

Pour clore cette dispute, et surtout améliorer la sécurité des touristes qui s'agglutinent chaque jour autour des deux statues scellées sur un petit terre-plein de Broadway, la mairie de New York a annoncé que la fillette serait réinstallée d'ici la fin de l'année quelques rues plus loin, devant le New York Stock Exchange, la Bourse de New York.

Aucune date précise pour ce transfert n'a encore été fixée.

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