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M. Macron veut "améliorer la participation des salariés" dans les entreprises

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Le gouvernement va "s'atteler à améliorer la participation des salariés dans les entreprises", a annoncé mardi à Romagny (Manche) le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, sans plus de précision.

"Nous allons véritablement nous atteler (...) parce c'est une mesure d'efficacité, de compétitivité et de justice, à améliorer la participation des salariés dans les entreprises", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre, en déplacement dans la plus grande société ouvrière (Scop) de France, l'entreprise Acome, premier fabricant européen de fils et câbles auto de haute technicité et de solutions de câblage télécoms.

Pour le ministre, qui effectuait là son premier déplacement depuis sa nomination, il ne s'agit toutefois pas de généraliser le "modèle" que constitue cette Scop.

Celle-ci emploie un peu moins d'un millier de personnes à Romagny dans la Manche, une centaine à Paris et 1.372 en tout dans le monde pour un chiffre d'affaires de 403 millions d'euros, dont 60% à l'international. Son capital appartient à 100% aux salariés.

Ce système est "gagnant/gagnant. Les salariés comprennent le quotidien de l'entreprise, les contraintes. Et l'entreprise s'enrichit de ce point de vue mais il n'y a pas d'opposition stérile", a estimé le ministre.

Mais "je ne suis pas sûr que ça soit généralisable pour tous", a-t-il toutefois précisé, interrogé sur ce point. "Je suis venu voir cela car c'est un modèle extraordinairement intéressant" qui montre que "l'entreprise, ce n'est pas seulement le grand capital. C'est un collectif humain qui se bat ensemble. Ce n'est pas un lieu de conflit".

"La participation de tous au capital ici, aux décisions, c'est un des moyens de réussir", a-t-il ajouté.

L'économie sociale et solidaire, "c'est une forme de l'entreprise", a dit le ministre.

A la question de savoir si lui, l'ancien banquier d'affaires, avait choisi cette Scop pour son premier déplacement ministériel afin de montrer qu'il était proche des salariés, M. Macron a répondu ne "pas (être) là pour corriger une image qu'on (lui) donne". "Mon passé n'a pas à être commenté. Il est d'ailleurs pluriel", avait-il répondu un peu plus tôt à une question similaire en visitant l'usine.




 

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