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Macron "pas favorable" à la légalisation du cannabis mais pour un usage médical

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Le président français Emmanuel Macron, le 25 octobre 2019, sur la plage de Grande- Anse, sur l'île de La Réunion Richard BOUHET

Emmanuel Macron s'est redit vendredi "pas favorable" à la légalisation du cannabis récréatif, en soulignant que la ministre de la Santé travaillait sur l'autorisation du cannabis dans un but thérapeutique.

L'Assemblée nationale a donné vendredi son feu vert à une expérimentation de l'usage médical du cannabis, dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020.

Interrogé lors d'une conférence de presse à la fin de son déplacement à La Réunion sur le cannabis thérapeutique, autour duquel des agriculteurs réunionnais souhaiteraient construire une filière, M. Macron a souligné que l'exécutif était "plutôt favorable à ça", que "la ministre de la Santé (Agnès Buzyn) s'est saisie de ce sujet, est en train d'y travailler, et dans les prochaines semaines, les prochains mois, nous aurons une réponse".

Il doit y avoir "d'abord une autorisation sanitaire pilotée par le ministère de la Santé" et dès que celle-ci sera intervenue, "nous l'encadrerons et l'aménagerons pour qu'elle puisse profiter à des producteurs locaux sur notre sol", dans les Outre-mer et en France métropolitaine, a-t-il dit, citant en particulier le département de la Creuse.

Il a par contre dit ne pas être favorable à "la légalisation du cannabis ou des usages non encadrés" car il n'a "jamais vu d'études robustes montrant que cela n'avait pas d'effets sur la vigilance en particulier des plus jeunes". Le cannabis thérapeutique, lui, "a des vertus dans le cadre de traitements, en particulier pour accompagner le traitement des douleurs", a-t-il souligné.

Les députés ont voté à main levée vendredi un amendement du rapporteur Olivier Véran (LREM) qui autorise pour deux ans une expérimentation sur 3.000 patients en France de l'usage médical du cannabis, à laquelle l'agence du médicament (ANSM) avait déjà donné son aval.

Cette expérimentation sera menée dans des centres hospitaliers et concernera des personnes souffrant de maladies graves - certaines formes d'épilepsies, de douleurs neuropathiques, d'effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou contractions musculaires incontrôlées de scléroses en plaques - pour lesquelles les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire.

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