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Malaisie: l'ex-Premier ministre Najib Razak plaide non coupable de détournement de fonds

Malaisie: l'ex-Premier ministre Najib Razak plaide non coupable de détournement de fonds
Najib Razak (c), ancien Premier ministre de la Malaisie, arrive à son procès pour détournements de fonds, le 3 avril 2019 à Kuala LumpurMohd RASFAN

L'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a plaidé non coupable de toutes les accusations contre lui à l'ouverture de son procès mercredi dans l'affaire 1MDB, un détournement de plusieurs milliards de dollars sur lequel plusieurs pays enquêtent.

En arrivant au tribunal de la capitale malaisienne Kuala Lumpur où s'est ouvert le procès sur son rôle dans la gestion du fonds souverain 1MDB, l'ex-leader de 65 ans a plaidé non coupable des sept chefs d'accusation contre lui liés à la corruption et au blanchiment d'argent.

Ce procès ne devrait être que le premier d'une longue série de procédures judiciaires alors que la justice enquête sur le "pillage" du fonds souverain malaisien 1MDB dans plusieurs autres pays, aux Etats-Unis, en Suisse ou en France.

La justice malaisienne accuse Najib Razak et des complices d'avoir détourné plusieurs milliards de dollars du fonds 1MDB, créé initialement pour permettre le développement de l'économie malaisienne, et d'avoir utilisé cet argent dans des dépenses fastueuses, allant de l'immobilier à des oeuvres d'art en passant par un yacht.

Ce scandale, qui a éclaboussé jusqu'à la banque américaine Goldman Sachs soupçonnée d'avoir prêté son concours à ces détournements présumés, a largement contribué à la défaite électorale de la coalition menée par l'homme politique en mai 2018.

La coalition qui dirigeait le pays depuis six décennies a perdu le pouvoir au profit de Mahathir Mohamad, ancien protecteur de Najib Razak, qui a profité de la colère des électeurs face au scandale financier.

Dans les mois qui ont suivi, les enquêtes classées sans suite contre Najib Razak ont été relancées et les accusations de corruption ont commencé à pleuvoir sur l'ex-dirigeant et ses alliés.

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