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Mario Draghi sur son héritage à la BCE: "ne jamais abandonner"

Mario Draghi sur son héritage à la BCE:
Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, le 24 octobre 2019 à Francfort sur le Main en AllemagneDaniel ROLAND

Mario Draghi, président de la BCE, pressé de questions à l'heure d'abandonner la tête de l'institut monétaire après huit ans de mandat, l'a résumé jeudi d'une formule: "ne jamais abandonner".

"D'une certaine manière, ça fait partie de notre héritage: ne jamais abandonner", a-t-il déclaré lors de sa dernière conférence de presse, après un mandat tumultueux marqué par les crises et les critiques internes.

Se refusant à évaluer ces huit ans de politique monétaire, ce qu'il laisse "aux historiens", le banquier italien n'a voulu confesser ni satisfaction ni regret sur une mesure en particulier.

Mais "s'il y a une chose dont je suis fier, c'est la façon dont le conseil des gouverneurs et moi-même avons constamment poursuivi notre mandat. De cela, collectivement, nous pouvons être très, très fiers", a-t-il concédé.

Cette détermination rappelle son engagement à faire "tout ce qu'il faudra" pour préserver la monnaie unique, selon sa célèbre formule de 2012 qui avait calmé les marchés en pleine crise de la dette et contribué à sauver l'euro.

"Cette expérience a certainement été très intense, profonde et fascinante, je l'emmène avec moi", a-t-il confié, dans une des rares notes émotionnelles de son ultime conférence.

Mario Draghi, seul président de la BCE à n'avoir jamais relevé les taux directeurs, et qui les a au contraire abaissés à leur plancher historique tout en décidant le rachat de 2.600 milliards de dette, passera la main la semaine prochaine à la Française Christine Lagarde.

"Je n'ai aucun conseil à lui donner, elle sait parfaitement ce qu'elle a à faire et elle dispose d'ailleurs d'une longue période pour se forger sa propre opinion" avant sa première réunion en décembre, a-t-il ajouté.

Interrogé sur ses projets à partir de novembre, il a balayé d'un signe de tête toute intention de briguer la présidence italienne, et évacué le sujet: "demandez à ma femme".

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