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Mondial de rugby: l'Ecosse doit vendre la peau des Ours avant le Japon

Mondial de rugby: l'Ecosse doit vendre la peau des Ours avant le Japon
Le talonneur écossais Fraser Brown à l'entraînement, à Hamamatsu, le 7 octobre 2019Adrian DENNIS

L'Ecosse n'a plus le choix: la victoire bonifiée du Japon devant les Samoa oblige le XV du Chardon à battre largement la Russie, mercredi (9h15 françaises, 07h15 GMT) à Shizuoka, pour s'offrir un choc au sommet, aux airs de huitièmes de finale, face au pays-hôte dimanche.

L'essai de Kotaro Matsushima, le quatrième du Japon contre les Samoa (38-19), après cinq minutes d'arrêts de jeu, a finalement clarifié les choses pour les Ecossais: fini les calculs, il leur reste deux matches à remporter, si possible avec le bonus, pour voir les quarts de finale de la Coupe du monde.

Un succès bonifié devant les Ours Russes ramènerait le Chardon à quatre points du Japon et à un de l'Irlande, qui affronte les Samoa lors de la dernière journée.

La première étape passe donc par la Russie à Shizuoka. "Il faut essayer de traiter ce match comme l'un des plus importants de votre vie. C'est ça le contexte pour nous. Il n'y a pas de plus grand match: vous jouez pour une place en quarts", assure le talonneur Fraser Brown.

Même son de cloche pour la "star" Greig Laidlaw, dispensé du match comme la plupart des cadres de l'équipe, laissés au repos en vue du choc face aux Japonais.

- Comme le Japon de 2015 -

"C'est assez clair pour nous: on doit faire le boulot contre la Russie. Mais on ne peut pas regarder plus loin. Si on réussit ce match, on va entrer dans une bonne dynamique, avec deux victoires successives, avant le Japon", souligne le demi de mêlée.

Car l'Ecosse doit réussir un exploit qu'elle n'a pas réalisé depuis 20 ans: remporter trois matches de suite dans une Coupe du monde.

Outre la pression du résultat, Gregor Townsend et son staff doivent gérer les quatre jours entre les deux rendez-vous de la semaine. Aussi, le sélectionneur a choisi d'effectuer... 14 changements dans l'équipe qui avait débuté face aux Samoa (34-0).

Mais la situation de l'Ecosse est la même que celle du Japon lors de l'édition 2015 en Angleterre, où sa victoire contre l'Afrique du Sud, le fameux "Miracle de Brighton", avait été suivie quatre jours plus tard par une défaite 45-10 contre... les Ecossais.

"C'est équitable parce que cela fait partie de la compétition. C'est comme ça que c'est organisé", a d'ailleurs estimé Brown.

"Il y a des délais de cinq jours en championnat, il a y des délais de cinq jours entre le championnat et la Coupe d'Europe", a rappelé le joueur des Glasgow Warriors. "Il faut juste faire avec."

De toute façon, les Ecossais n'ont pas vraiment le choix.

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