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NDDL: l'abandon du projet pourrait coûter à l'État jusqu'à 600 millions d'euros, selon Woerth

NDDL: l'abandon du projet pourrait coûter à l'État jusqu'à 600 millions d'euros, selon Woerth
Les anti-aéroport célèbre l'annonce de l'abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes, le 17 janvier 2018LOIC VENANCE

L'abandon du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) va occasionner une perte pour les finances publiques de 200 à 600 millions d'euros, selon une estimation du président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Éric Woerth, mercredi.

Cette estimation comprend également le réaménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique, a précisé le député Les Républicains de l'Oise lors de la présentation à la Commission des finances des conséquences financières liées à l'abandon de ce projet controversé.

A l'inverse, la poursuite du projet aurait quant à elle permis un bénéfice net de 180 millions d'euros sur la durée de la concession, précise par ailleurs le député dans un document de synthèse.

Ces chiffres reposent sur l'analyse de documents financiers transmis par les administrations de l’État et par les collectivités territoriales partenaires du projet, dans le cadre d'un contrôle parlementaire, est-il indiqué.

Le gouvernement avait annoncé mi-janvier l'abandon du projet de transfert de l'aéroport Nantes-Atlantiques à Notre-Dame-des-Landes, préconisant à la place d'adapter à l'évolution du trafic les aéroports existants de Nantes, Rennes et Brest.

L'ancien ministre du Budget a également jugé que l'éventuelle indemnisation du concessionnaire, la société Aéroports du Grand Ouest (AGO), chargée notamment de réaliser le nouvel aéroport, constituait "un risque financier considérable" mais devrait être négociée.

L'État pourrait lui verser un montant maximal de 500 millions d'euros, a-t-il rappelé. Mais "dès lors que l'indemnisation (...) sera supérieure à 100 ou 120 millions d'euros, soit entre 20 à 30% des estimations maximales, le coût pour l'État de l'abandon de Notre-Dame-des-Landes sera supérieur à celui de la poursuite du projet", a souligné Éric Woerth.

Concernant la modernisation de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui prévoit notamment son agrandissement, la facture pourrait atteindre 500 millions d'euros selon une mission de médiation gouvernementale. Une somme qui parait "sous-estimé(e)", s'est inquiété le député.

"Il faudra tenir compte des surcoûts liés à la fermeture de l'aéroport pendant les travaux sur la piste, pendant plusieurs semaines", a-t-il argumenté.

"Surtout l'allongement de la piste et l'extension de l'aérogare imposent des acquisitions foncières et des travaux, soumis à des contraintes environnementales importantes", a poursuivi M. Woerth.

Fin janvier, M. Woerth, après un contrôle sur pièce et sur place à la DGAC, avait estimé que le gouvernement avait renoncé au projet d'aéroport "sans mesure préalable du risque financier".

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