En ce moment
 

NDDL: nouvelle réunion à Nantes entre la préfète et les opposants

NDDL: nouvelle réunion à Nantes entre la préfète et les opposants
Lieu-dit des "100 noms" sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le 9 avril 2018GUILLAUME SOUVANT

La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, rencontre à nouveau vendredi après-midi une délégation d'opposants à l'ex-projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dont des représentants des zadistes, sommés de se régulariser avant lundi, a-t-on appris de sources concordantes.

La délégation est arrivée peu après 14H00 en préfecture, avec "une quarantaine" de formulaires individuels, dont "une trentaine" de projets agricoles, à présenter aux autorités.

"On n'arrive pas les mains vides. Il y a des éléments pour espérer une sortie de crise, mais vu la détermination du gouvernement, on ne sait pas où il veut aller", a déclaré Dominique Lebreton, qui représente la Coordination des opposants à l'ex-projet d'aéroport au sein de la délégation.

Celle-ci doit rencontrer lors d'une "réunion de travail technique sur les projets agricoles" le Directeur départemental des Territoires et de la Mer (DDTM), chargé par la préfète d'une mission sur la répartition des quelque 1.650 hectares gelés pour le projet d'aéroport dans le bocage nantais.

Cette nouvelle réunion avait été annoncée par la préfète de région elle-même mercredi, après une précédente rencontre de plus de deux heures, présidée par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et qui n'avait pas permis de sortir de l'impasse.

La délégation tiendra un point presse à l'issue de cette ultime rencontre. La préfecture demande aux occupants de la ZAD de remplir d'ici lundi soir des formulaires individuels, comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole.

Cette déclaration d'intention qui n'a aucune valeur juridique est un préalable à la signature ou non par l'État de conventions d'occupation temporaires (COP) individuelles.

Le délai initial de régularisation avait expiré le 31 mars. Si les occupants illégaux n'ont pas déclaré leurs projets agricoles à l'issue de ce nouveau délai, "tout ce qui doit être évacué sera évacué", avait affirmé dimanche le chef de l’État Emmanuel Macron.

Vos commentaires