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Notre-Dame: préparatifs complexes et géants pour le démontage de l'échafaudage

Notre-Dame: préparatifs complexes et géants pour le démontage de l'échafaudage
Un échaffaudage installé avant l'incendie de Notre-Dame de Paris, le 4 octobre 2019 Philippe LOPEZ

Le chantier de consolidation de Notre-Dame se concentre en cette fin d'année sur une priorité absolue: les préparatifs du démontage de l'énorme échafaudage installé avant l'incendie, qui présente un danger potentiel pour la cathédrale tant qu'il ne sera pas à terre.

Une grue de 94 mètres de haut doit être installée courant décembre sur le côté sud qui longe la Seine. Elle permettra de descendre jusqu'au sol une à une les pièces de cet échafaudage qui, dans la fournaise, s'était soudé.

Les pièces très lourdes composant cette grue seront amenées de nuit, avec des escortes.

Des fondations sont en train d'être creusées, car cette grue qui devra descendre des barres de métal très pesantes doit être fermement soudée dans le sol.

Deux ascenseurs ont été déjà installés de part et d'autre de l'échafaudage pour monter les matériaux de ce chantier.

Un nouvel échafaudage en deux parties, qui s'élèvera plus haut que l'ancien, est en construction. Il le tiendra des deux côtés pour qu'il ne se déséquilibre pas. Une passerelle sera installée au-dessus. Des cordistes, joliment appelés "écureuils", descendront pour scier et démonter les pièces.

Du côté nord, jouxtant la rue du Cloître, une grue mobile est déjà installée pour déplacer des pierres de l'édifice.

Par ailleurs, le parvis est toujours fermé, les différentes méthodes de dépollution du plomb appliquées n'ayant pas réussi à supprimer le plomb dans certains interstices et joints.

Il faudra quelques semaines pour emprisonner le plomb par une technique dite de plastifiage, soit le dépôt d'une résine.

Le parvis devrait être progressivement rouvert à partir de fin janvier, mais il faut un climat sec, pas trop froid pour avancer dans ces travaux.

L'intérieur de la cathédrale a été vidé à l'aide de robots. Les éléments ont été triés, inventoriés, stockés sous les tentes sur le parvis. L'inventaire est fini pour la nef et les transepts.

Mais il reste beaucoup de gravats sur les voûtes. A partir du plancher supérieur qui a été construit, des cordistes s'activeront. Il s'agira d'aspirer les débris avec des appareils spéciaux, mais cette opération n'a encore pas commencé.

Les stalles du choeur ont été protégées par un toit temporaire, et vont être démontées, pour être nettoyées, avant d'être remontées plus tard.

Il va falloir aussi déposer le grand orgue intact, et nettoyer les tuyaux un à un, pour enlever la poussière de plomb.

Des tests sont menés pour déplomber les 26 chapelles de la cathédrale. Une première technique a été essayée qui semble être la bonne.

Quand la nef rouvrira au culte, un mur provisoire devrait être édifié avant les transepts.

Dans le beffroi nord, qui avait été léché par les flammes, les huit cloches devront être descendues avant d'être plus tard remontées. Ce n'est pas le cas des deux bourdons dans le beffroi sud qui n'a pas été touché par l'incendie.

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