Orsay, Versailles, Arc de Triomphe fermés pour cause de grève

Orsay, Versailles, Arc de Triomphe fermés pour cause de grève
Musée d'Orsay, photo du 16 juin 2017.JOEL SAGET

Plusieurs grands lieux touristiques parisiens, dont Versailles, le musée d'Orsay ou l'Arc de Triomphe, étaient fermés mardi en raison d'une grève à l'appel de plusieurs syndicats pour protester contre un projet de réorganisation du ministère de la Culture.

Cinq organisations syndicales accusent le ministère de la Culture de vouloir "se débarrasser" de 1.500 fonctionnaires en les plaçant sous la tutelle d'établissements publics culturels, ce que conteste le ministère.

Les établissements concernés -- les musées d'Orsay et de l'Orangerie, Versailles et le Centre des monuments nationaux -- ouvrent le mardi à la différence d'autres lieux comme le Louvre. Un rassemblement a débuté à 11H00 devant le musée d'Orsay, avant le départ d'une manifestation.

Le Château de Vincennes, les Tours de Notre-Dame, l'Arc de Triomphe et le Panthéon étaient également fermés.

"Les personnels ont voté la grève et sont massivement mobilisés. Ils exigent une vraie politique ministérielle des personnels et des emplois fondée sur l’égalité de traitement, la revalorisation des carrières, l’expertise professionnelle et le retrait du projet de gestion directe", ont indiqué les syndicats dans un communiqué.

D'après un projet du ministère qui doit entrer en vigueur de manière échelonnée entre le 1er janvier 2019 et le 1er janvier 2020, 1.500 fonctionnaires seront payés et gérés par les quatre établissements. A l'heure actuelle, et bien que travaillant dans ces établissements, ils sont payés et gérés directement par le ministère de la Culture.

Ce projet "porte la marque (...) d'un nouveau désengagement de l'Etat (...) et s'inscrit dans la logique entrepreneuriale", avaient dénoncé la CGT-Culture, syndicat majoritaire, ainsi que la CFTC-Culture, CNAC-FSU, Sud Culture et UNSA-Culture.

Selon eux, un projet similaire avait été mis en œuvre en 2003 pour le Louvre et la Bibliothèque nationale de France, mettant un frein à la mobilité des fonctionnaires et débouchant sur une "précarité" et des "inégalités de traitement".

Une source proche du dossier au ministère a réfuté toute "précarisation", assurant qu'"il n'y aura aucun impact en termes de respect du statut de la fonction publique ou de la mobilité des fonctionnaires".

"Il s'agit de corriger une anomalie qui fait que si je travaille à Versailles, c'est normal que je sois payé et géré par Versailles au lieu de passer par l'Etat", explique cette source. Il s'agit "d'éviter une gestion à double commande", a-t-on ajouté.

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