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Ouverture des fêtes de Bayonne, entre liesse et sécurité

Ouverture des fêtes de Bayonne, entre liesse et sécurité
Les fêtes de Bayonne lors de la cérémonie d'ouverture, le 25 juillet 2018IROZ GAIZKA

Les fêtes de Bayonne, l'un des plus grands rassemblements festifs d'Europe, se sont ouvertes mercredi soir, protégées par un important dispositif de sécurité, financé en partie par des passes d'entrée payants pour la deuxième année consécutive.

Jusqu'à dimanche, entre 800.000 et un million de "festayres" (fêtards en langue gasconne) vêtus de rouge et blanc vont se bousculer au milieu d'animations sportives et culturelles, concerts, défilés en tout genre et concours gastronomiques qui animent les rues bondées.

Samedi, peu après 22 heures, lors d'une cérémonie marquée de chants et prises de parole en basque et gascon, les clefs de la cité ont été symboliquement "remises" aux festayres pour cinq jours, lancées depuis le balcon de la mairie. A ses pieds le parvis s'était rempli par une foule de plusieurs milliers de personnes, sous une chaleur encore écrasante (plus de 30 degrés) malgré le soir.

Comme chaque année, ce sont des personnalités, locales ou de l'année, qui ont lancé les clefs --cette fois Yannick Bru, entraîneur, et Antoine Battut, capitaine de l'Aviron bayonnais champion de France de ProD2 de rugby, qui a officiellement "déclaré ouvertes les Fêtes de Bayonne 2019". Alors, comme le veut la coutume les festayres ont pu nouer leur foulard rouge autour du coup, et s'éparpiller dans les rues du centre pour leur marathon festif.

Au fil des ans, de nombreuses célébrités ont défilé au balcon pour perpétuer ce rituel de lancer des clés et d'ouverture des fêtes, comme Johnny Hallyday en 1972 ou Yannick Noah en 2007.

Depuis l'an dernier, le centre ville de Bayonne est bouclé et réservé à ceux qui ont payé un droit d'entrée de 8 euros (du vendredi au dimanche), qui permet de maintenir le haut niveau de sécurité instauré depuis l'attentat de Nice de 2016. Une petite révolution à Bayonne pour des fêtes à l'accès historiquement gratuit.

Jean-René Etchegaray, maire (UDI) de la ville, estime à un tiers du budget global des Fêtes les dépenses liées à la sécurité, soit un million d'euros, alors que le "passe payant" a rapporté l'an dernier quelque 750.000 euros.

Selon la préfecture, ce sont un peu plus de 600 membres des forces de l'ordre et quasiment autant d'agents de sécurité d'une société privée qui assurent l'encadrement et le bon déroulé de la fête. Par ailleurs, comme les années précédentes, les forces de l'opération Sentinelle sont également mobilisées.

Le procureur de la République de Bayonne, Samuel Vuelta-Simon, estime à 5 ou 6 le nombre de plaintes déposées chaque année pour des cas d'agressions sexuelles, "dont deux qui tiennent généralement la route et donnent lieu à des poursuites judiciaires".

"Depuis quatre ans, notamment avec l'aide des caméras de vidéo-surveillance, la police judiciaire élucide très rapidement les affaires, dans les 48 heures qui suivent", précisait récemment à la presse le procureur, également "persuadé" que le travail de sensibilisation mené par les associations féministes pendant les fêtes "marche beaucoup".

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