En ce moment
 
 

Prière collective en mer un an après le crash de Lion Air en Indonésie

Prière collective en mer un an après le crash de Lion Air en Indonésie
Des familles en prières sur le pont d'un bateau sur la mer de Java au large de l'Indonésie, le 29 octobre 2019, lors d'une cérémonie pour les victimes du crash du vol de la compagnie Lion Air un an aDANANG

Les proches des victimes de l'accident du vol de la compagnie indonésienne Lion Air, qui a coûté la vie à 189 personnes en s'abîmant au large de l'Indonésie, ont jeté des fleurs en mer de Java mardi un an après la catastrophe.

Le crash du Boeing 737 MAX, le 29 octobre 2018, a été suivi quelques mois plus tard de celui d'un appareil du même type, effectuant un vol opéré par Ethiopian Airlines, qui a fait 157 morts, entraînant l'interdiction de tous les vols de MAX, l'avion le plus vendu du constructeur américain.

La cérémonie de mardi en mer était fermée aux médias, mais selon des vidéos des proches visionnées par l'AFP, des membres de la famille des victimes ont prié et jeté des fleurs dans la mer de Java où l'appareil a disparu peu après avoir décollé de Jakarta il y a un an.

Certains sont restés stoïques et d'autres ont laissé cours à leur douleur en se rappelant leurs proches disparus dans la catastrophe aérienne, tandis que des hôtesses de la compagnie Lion Air en uniforme tentaient de les soutenir.

"J'espère qu'un an après l'accident, Lion Air va assumer toutes ses obligations envers les proches des victimes", a souligné à l'AFP Anton Sahadi qui a perdu un cousin dans la tragédie.

Les enquêteurs indonésiens ont conclu qu'un défaut de conception, une formation inadaptée des pilotes et des performances médiocres de l'équipage avaient conduit au crash du Boeing 737 MAX, dans un rapport final publié vendredi.

Ils ont pointé du doigt un système automatique conçu par Boeing qui devait empêcher l'avion de partir en piqué, le MCAS, estimant que sa "conception et sa certification" étaient "inadaptées".

Certains proches n'ont pas voulu assister à la cérémonie en mer organisée par Lion Air.

"Ce qui est arrivé est arrivé, je ne peux pas le changer", note Aldhi, qui comme de nombreux Indonésiens n'a qu'un nom. Il a choisi de prier à son domicile de Jakarta en hommage à son épouse disparue.

Yoda s'est pour sa part rendu dans un cimetière de la capitale pour se remémorer son meilleur ami perdu dans la catastrophe.

"Cette nuit là, j'avais dormi chez lui et je l'ai réveillé pour qu'il prenne son vol le matin", a-t-il raconté à l'AFP.

Vos commentaires