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PSA : Opel sort déjà du rouge et contribue à des bénéfices "record"

PSA : Opel sort déjà du rouge et contribue à des bénéfices
PSA a publié mardi un bénéfice net "record", grâce à l'amélioration de la rentabilité de ses activités automobiles, y compris chez Opel qui contribue déjà aux bénéficesPatrik STOLLARZ

Le constructeur français PSA a publié mardi un bénéfice net "record", en hausse de 18% à 1,48 milliard d'euros au premier semestre, grâce à l'amélioration de la rentabilité de ses activités automobiles, y compris chez Opel qui contribue déjà aux bénéfices.

La marge opérationnelle courante pour les marques historiques Peugeot, Citroën et DS, a atteint le "niveau record" de 8,5%, alors que celle de la nouvelle filiale Opel/Vauxhall, rachetée à l'été 2017 à General Motors, s'est élevée à 5%, après de nombreuses années de pertes.

Peu après l'ouverture, l'action Peugeot décollait de plus de 9% (+9,45% à 22,36 euros à 9H09).

Grâce à cette acquisition, le chiffre d'affaires a bondi de 40,1%, à 38,6 milliards d'euros sur les six premiers mois de 2018.

"Le premier semestre 2018 a été marqué par d'importants vents contraires", a déclaré le PDG, Carlos Tavares, lors d'une vidéoconférence. Il a cité "la volatilité des taux de change, le coût des matières premières, le chaos géopolitique et l'incertitude réglementaire".

"Malgré tout cela, le groupe PSA et ses salariés ont démontré leur capacité à atteindre un taux de rentabilité de 8,5%", au plus haut niveau de l'industrie automobile, alors qu'elle était proche de zéro en 2014, a-t-il dit. "C'est la preuve que notre groupe est maintenant capable de faire face aux tempêtes", a estimé M. Tavares.

Dans le même temps, PSA "montre des résultats significatifs dans le redressement d'Opel/Vauxhall", s'est-il réjoui, remerciant les employés de la filiale allemande pour leurs efforts.

Les chiffres publiés sont nettement au-dessus du consensus des analystes interrogés par Factset.

- "Mieux que les attentes" -

"Nous faisons de nouveau mieux que toutes les attentes" du marché, s'est réjoui le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon.

Le retour à la rentabilité d'Opel intervient seulement six mois après le lancement de son plan de redressement.

"Après de nombreuses années de pertes (...), le redressement d'Opel Vauxhall est maintenant clairement engagé et c'est une preuve de son potentiel, contrairement à tous les pronostics", a salué M. de Chatillon. Et "c'est juste le début", a-t-il ajouté, la filiale "doit maintenant continuer à améliorer ses performances" pour atteindre le niveau du groupe.

Ce redressement a été obtenu grâce à des réductions de coûts et une amélioration du prix des véhicules en se concentrant sur les créneaux de ventes les plus rentables.

Le résultat opérationnel courant pour l'ensemble de PSA a atteint 3 milliards d'euros, en hausse de 48,1%. La marge opérationnelle du groupe a culminé à 7,8%, contre 7,4% l'an dernier sur la même période, avant le rachat d'Opel.

Ces chiffres sont nettement en avance sur les objectifs fixés par la direction, qui visait une marge de 6% en 2021 et avait déjà annoncé en début d'année une révision de ses perspectives début 2019.

- "Peugeot, moteur de la rentabilité" -

La performance a été favorisée par le niveau record des volumes, avec près de 2,2 millions de véhicules livrés dans le monde de janvier à juin.

Carlos Tavares a souligné la performance particulière de la marque Peugeot devenu en Europe "le numéro Un des SUV", le segment des 4x4 de loisir, notamment grâce au succès exceptionnel du modèle 3008.

"Peugeot enregistre la plus forte croissance parmi les marques du top 10 en Europe", a-t-il affirmé. "Peugeot est un vrai moteur pour la rentabilité de la compagnie".

Mais la performance du groupe s'explique aussi par "l'amélioration de la performance opérationnelle de toutes nos divisions", y compris Faurecia et les activités financières du groupe, a souligné M. de Chatillon.

Il a précisé que les comptes présentés mardi incluaient des dépréciations sur les activités en Iran, après l'annonce du retrait de PSA de ce pays prévu en août pour se conformer aux sanctions adoptées par les Etats-Unis de Donald Trump.

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