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Quelque 106 interventions d'ingénieurs en Wallonie à la suite d'inondations

(Belga) La cellule GISER (Gestion intégrée Sol Erosion Ruissellement) a reçu 106 demandes de 80 communes de 2011 à 2015 pour des sites problématiques, indique mardi Pierre Lemarcin, ingénieur d'Agro-Bio Tech Gembloux (ULg) lors de la présentation de la journée sur la lutte contre les inondations par ruissellement et les coulées de boue en Wallonie. Quelque 150 participants sont attendus le 6 mars à Louvain-la-Neuve pour participer à cet événement.

"Certaines inondations ont lieu très loin d'un cours d'eau. En cause: des paysages homogènes et l'absence de barrières naturelles hydrologiques. Les moyens de lutte sont les pratiques agricoles et l'aménagement rural avec des talus, des haies et des barrages filtrants", précise l'ingénieur Arnaud Dewez. Opérationnel depuis un mois, un simulateur de coulée de boue permet à la cellule GISER de "chiffrer l'efficacité et la longévité de ces différents dispositifs". L'installation de tels dispositifs représente un budget annuel allant jusqu'à 30.000 euros pour les communes. Le 6 mars, la GISER dressera son bilan sur la gestion du ruissellement et de l'érosion à travers l'enjeu et la mesure du risque, les réponses à l'échelle du bassin versant, les réalisations dans l'espace agricole et "l'expérience de nos voisins". Cinq ingénieurs de l'UCL et de l'ULg font de la recherche et travaillent en collaboration avec le Service public de Wallonie (SPW) depuis les coulées de boue de 2011 en Wallonie. La convention-cadre GISER, dont le financement prend fin en mars, n'a pas encore été renouvelée, même si la volonté du ministre Collin est la continuité, précise la cellule. (Belga)

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