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Rattrapée par les doutes, la Bourse de Paris rechute

Rattrapée par les doutes, la Bourse de Paris rechute
La Bourse de Paris confirme son optimismeERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini en recul mercredi (-0,54%), rechutant après une nette hausse la veille, lestée par de nombreux doutes au sujet notamment du budget italien et de la politique monétaire américaine.

L'indice CAC 40 a perdu 28,10 points à 5.144,95 points, dans un volume d'échanges étoffé de 4 milliards d'euros. La veille, il avait fini en forte hausse de 1,53%.

Après des premiers pas dans le vert, la cote parisienne s'est ravisée et a progressivement accentué ses pertes.

"Le marché parisien n'a pas réussi à poursuivre son rebond de la veille", souffrant à la fois de la mauvaise orientation de Wall Street et des craintes toujours prégnantes autour du budget italien, a résumé auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

"Les investisseurs ont également tendance à se montrer prudents avant la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine", a-t-il complété.

Selon lui, "les marchés vont chercher à voir si le compte-rendu fait apparaître une grosse divergence avec la position du président Donald Trump, et si la Fed est toujours aussi déterminée à avancer vers une normalisation monétaire ou si au contraire certains de ses membres ont une approche plus modérée en la matière".

Cette publication est d'autant plus attendue que Donald Trump a une nouvelle fois ouvertement critiqué mardi la Banque centrale, jugeant qu'elle était sa "principale menace" car elle remonte les taux d'intérêt "trop rapidement".

Les tensions autour de l'Arabie saoudite et du Brexit "restent également des préoccupations importantes", a relevé M. Baradez.

Concernant les négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, l'Europe croit toujours à la possibilité d'un "bon accord" et attend de pied ferme mercredi Theresa May, prête à aider la Britannique si elle présente des propositions "créatives" pour sortir de l'impasse. Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a lui proposé de prolonger d'un an la période de transition qui suivra le départ du pays de l'UE.

Côté indicateurs, en zone euro, l'inflation pour septembre a été confirmée à 2,1% sur un an. Les mises en chantier de logements aux États-Unis pour septembre ont pour leur part chuté plus que prévu.

- Le secteur automobile pénalisé -

Sur le front des valeurs, le secteur automobile a fini en net repli sur fond de chute du marché automobile européen en septembre.

Peugeot a perdu 4,62% à 20,65 euros. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a enregistré une baisse de ses immatriculations de 7,7% en septembre, tout en prenant la première place devant Volkswagen.

Renault a baissé pour sa part de 3,15% à 69,11 euros après que ses immatriculations ont chuté de 27%. Valeo a cédé 3,36% à 31,88 euros, Faurecia 5% à 43,74 euros et Michelin 2,64% à 98,28 euros.

Danone a reculé de 4,34% à 62,22 euros, pénalisé par une chute de 4,4% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, à 6,2 milliards d'euros.

A l'inverse, les valeurs technologiques ont fini dans le vert. STMicroelectronics a progressé de 0,81% à 14,93 euros et Soitec de 5,32% à 63,30 euros.

Esker a gagné 5,35% à 65 euros après avoir vu son activité une nouvelle fois tirée au troisième trimestre par ses activités dans le "cloud" qui génèrent désormais 87% de son activité.

GL Events s'est élevé de 1,07% à 18,86 euros. La société a confirmé mardi ses prévisions pour l'année en cours, grâce au dynamisme de sa division spécialisée dans l'organisation de manifestations sportives qui compense l'atonie de ses autres métiers.

Neoen, pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, a pris 3,64% à 17,10 euros. Le producteur d'énergies renouvelables a annoncé avoir levé 628 millions d'euros, le prix d'introduction ayant été fixé à 16,50 euros, soit dans le bas de la fourchette qu'il avait établie.

  1. Euronext Cac 40

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