Réunion des Etats membres de l'accord nucléaire vendredi à Vienne

Réunion des Etats membres de l'accord nucléaire vendredi à Vienne
(g-d): La secrétaire générale du service européen pour l'action extérieure, Olga Schmid, le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano et le représentant politique du ministère iranien des Affaires étJOE KLAMAR

Les ministres des Affaires étrangères des cinq États membres de l'accord sur le nucléaire iranien se réuniront vendredi à Vienne pour la première fois depuis le retrait des États-Unis de ce pacte en mai, a rapporté mardi l'agence officielle iranienne Irna.

"Lors de cette réunion seront discutés l'ensemble de propositions de l'Union européenne (pour répondre aux garanties demandées par l'Iran) et les moyens de préserver (l'accord) après le retrait des États-Unis", a ajouté Irna.

L'accord international sur le nucléaire avait été conclu à Vienne en juillet 2015 entre l'Iran et le Groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), puis validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

Selon Irna, la réunion de vendredi doit se tenir sous l'égide de la Commission conjointe de l'accord sur le nucléaire iranien. Présidée par l'UE, cette instance est chargée d'assurer le suivi de l'application de l'accord.

Sa dernière réunion, au niveau des ministres délégués, s'était tenue le 25 mai à Vienne.

L'administration de Donald Trump a annoncé le 8 mai le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord conclu sous son prédécesseur Barack Obama. Ce retrait a ouvert la voie à un renforcement des sanctions américaines contre la République islamique d'Iran.

Les autres partenaires de l'Iran au sein de cet accord proclament leur volonté d'aller de l'avant sans les Etats-Unis et de maintenir l'adhésion de Téhéran à ce pacte.

Mais l'Iran a demandé aux Européens de lui fournir un ensemble de garanties économiques qui lui permettraient de continuer à observer l'accord.

L'accord de Vienne a permis de sortir l'Iran de son isolement en levant temporairement une partie des sanctions économiques internationales le visant. En échange, il a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire et s'est engagé solennellement à ne jamais chercher à acquérir la bombe atomique.

L'Iran a menacé de reprendre une partie des activités nucléaires qu'il a mises en sommeil si ses demandes ne sont pas satisfaites.

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