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Rixe à Orly: Booba et Kaaris sauront jeudi s'ils restent en prison

Rixe à Orly: Booba et Kaaris sauront jeudi s'ils restent en prison
Les rappeurs Booba (G), le 19 mai 2014 à Cannes, et Kaaris, le 25 mars à ParisDominique FAGET

La cour d'appel de Paris dira jeudi matin si les rappeurs Booba et Kaaris restent en prison dans l'attente de leur procès en septembre pour leur bagarre à l'aéroport d'Orly.

Ces deux figures du rap français et huit de leur proches qui ont participé à la rixe contestaient lundi leur placement en détention provisoire, décidé par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne), où ils seront jugés le 6 septembre. Ils demandent à être placés sous contrôle judiciaire.

La cour a mis la décision en délibéré au 23 août. "Il serait sage qu'elle leur soit notifiée en détention", a dit la présidente pour éviter "de faire un nouveau transfèrement" des détenus, tous présents à l'audience lundi.

L'avocat général a demandé à la cour de confirmer leur détention provisoire, estimant dans ses réquisitions qu'elle était fondée sur des "motivations sérieuses". Il a évoqué "l'explosion de violence, tout aussi inattendue qu'innaceptable", dont ont fait preuve les clans des deux rappeurs.

"Il faut protéger les personnes prévenues", a-t-il aussi dit, jugeant qu'il n'était "pas exclu" que Booba et Kaaris, pour l'heure incarcérés à Fleury-Mérogis et Fresnes, subissent des représailles "de la part des admirateurs de l'autre" s'ils sortaient de prison avant leur procès.

Dans une procédure distincte, le tribunal correctionnel de Créteil avait la semaine dernière rejeté la demande de mise en liberté de Kaaris, tandis que Booba avait finalement décidé de retirer la sienne. Un proche de Booba avait, lui, vu sa demande acceptée et avait été libéré.

Le 1er août, les deux frères ennemis du rap français et leur garde rapprochée s'étaient violemment affrontés dans une boutique de duty-free de l'aéroport d'Orly sous les yeux de passagers, dont certains avaient filmé la scène. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux.

En garde à vue, ils n'ont cessé de se rejeter la responsabilité de la rixe, qui avait provoqué des retards sur plusieurs vols et entraîné plusieurs plaintes, dont celles d'Air France et d'Aéroports de Paris.

Depuis plusieurs années, les deux hommes se disputent la suprématie sur la scène rap en rivalisant de "clashes" sur les réseaux sociaux.

Les deux rappeurs doivent être jugés le 6 septembre à Créteil pour violences aggravées et vols en réunion avec destruction dans un lieu d'accès aux transports collectifs. Ces faits sont passibles d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison.

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