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Rugby: Montpellier au pied du mur en Coupe d'Europe

Rugby: Montpellier au pied du mur en Coupe d'Europe
L'entraîneur néo-zélandais de Montpellier, Vern Cotter, à l'entraînement avec son effectif, à Montpellier, le 12 janvier 2019SYLVAIN THOMAS

A la peine en Top 14, Montpellier a l'occasion de se relever et de se révéler en Coupe d'Europe avec son premier véritable tournant de la saison: le déplacement à Edimbourg vendredi (20h45), où la victoire est impérative pour voir les quarts de finale.

Soit l'un des objectifs fixés en début de saison par le président Mohed Altrad. Le capitaine Fulgence Ouedraogo en est conscient, une élimination constituerait donc un échec cuisant dans une saison déjà mal embarquée (9e place en Top 14): "C'est comme un 8e, c'est un match-couperet, et un gros test pour nous. On a connu des déboires en ce début de saison, en championnat comme en Coupe d'Europe. On aimerait que cela soit positif pour notre saison, c'est une chance pour nous."

Mais pour être à la hauteur de l'événement, Montpellier, trois points derrière les Ecossais, devra tenir le choc à l'extérieur, où il peine à exporter son talent depuis l'arrivée de Vern Cotter à l'été 2017.

Auteur de seulement trois victoires hors de ses bases l'an passé, le vice-champion de France n'a arraché cette saison que deux succès étriqués, sur le terrain des mal classés Perpignan (20-23) et Agen (15-18). Ainsi qu'un nul laborieux à Bordeaux-Bègles (9-9).

- Pas de 'jeu débridé' -

Autre défi majuscule: l'effectif cinq étoiles du MHR devra se muer en véritable équipe et en une force collective. "On va voir si on parvient à se remobiliser, si on arrive à retrouver les ressources nécessaires pour gagner ce match", remarque Ouedraogo.

Le challenge sera aussi technique et physique, pour résister au tempo imposé par les rapides Ecossais, qui ne manqueront pas de déplacer le jeu pour asphyxier l'artillerie lourde héraultaise.

Quand bien même elle est en pleine mutation sous la main ferme de Cotter. "On travaille sur le plan physique, on a plus de capacité à jouer ces matches de 35 à 40 minutes de jeu effectif. On devra être en éveil pendant 40 minutes", prévient l'entraîneur néo-zélandais.

Il ne compte cependant pas faire le jeu des Ecossais: "Devant cette équipe qui n'a pas beaucoup de failles, qui s'appuie sur une belle cohésion et des repères communs, il faut avoir un plan. Il ne faudra pas privilégier un jeu débridé mais s'adapter aux conditions difficiles."

Celles de Murrayfield, où Edimbourg a remporté tous ses matches cette saison. "Cette équipe, qui a gagné deux fois face à Glasgow (meilleure équipe écossaise ces dernières saisons, NDLR), marche sur l'eau. Elle est favorite de ce grand rendez-vous", juge Cotter.

L'ancien sélectionneur de l'Écosse (2014-2017) avait trouvé les clés l'an passé pour s'imposer à Glasgow (29-22). Il serait plus que bien inspiré de rééditer son coup, au risque de passer une pénible fin de saison.

Les équipes

Edimbourg: Kinghorn - Graham, Johnstone, Dean, DTH Van der Merwe - (o) Van der Walt, (m) Pyrgos - Watson, Mata, Ritchie - Gilchrist, Toolis - Nel, McInally (cap), Schoeman

Montpellier: F. Steyn - Nagusa, Vincent, Serfontein, Immelman - (o) Goosen, (m) Pienaar - Y. Camara, Picamoles (cap), Ouedraogo - Jac. Du Plessis, N. Van Rensburg - Jan. Du Plessis, B. Du Plessis, Fichten

Remplaçants

Edimbourg: Cherry, Dell, Berghan, F. McKenzie, Crosbie, Fowles, Hickey, Socino (13)

Montpellier: Giudicelli, Tcheishvili, Chilachava, K. Galletier, Reilhac, Paillaugue, Martin, Willemse

Arbitre: JP Doyle (ENG)

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