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Scandale d'airbags: la marque Takata disparaît, le PDG s'en va

Scandale d'airbags: la marque Takata disparaît, le PDG s'en va
Takata disparaît suite à un scandale d'airbags défectueux Ci-contre, le logo de l'équipementier automobile lors d'un salon automobile à Tokyo, le 13 janvier 2017 Kazuhiro NOGI

L'équipementier automobile japonais Takata, qui a succombé à un scandale d'airbags défectueux, a annoncé jeudi avoir achevé le transfert de ses principales activités à l'équipementier américain Key Safety Systems (KSS), signant la disparition de la marque.

Son PDG Shigehisa Takada, héritier de la famille fondatrice, a dans la foulée officiellement démissionné, comme il l'avait promis en juin 2017 au moment de l'annonce de la faillite, la plus retentissante d'un industriel dans l'histoire du Japon d'après-guerre.

"Nous adressons une nouvelle fois nos sincères excuses aux clients, créanciers, actionnaires et tous ceux qui ont été affectés par les problèmes causés par nos airbags", a déclaré le responsable dans un ultime message, qui vient clore un des plus gros scandales de l'histoire de l'automobile.

Il est remplacé par Yoichiro Nomura, chargé d'endosser les derniers litiges, essuyer les nombreuses plaintes et fournir les airbags de remplacement.

KSS, groupe basé aux Etats-Unis mais contrôlé par le chinois Ningbo Joyson Electronic, a bouclé l'acquisition des actifs de Takata, à l'exception de ceux liés aux coussins de sécurité mis en cause dans le scandale, pour un montant de 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros au cours actuel).

La compagnie ainsi formée sera rebaptisée Joyson Safety Systems, a précisé KSS dans un communiqué distinct. Elle devrait afficher un chiffre d'affaires annuel de 7 milliards de dollars, pour des effectifs supérieurs à 50.000 employés.

Fondé en 1933 par Takezo Takada, grand-père de Shigehisa Takada, Takata était devenu un des premiers groupes mondiaux sur le marché des coussins et ceintures de sécurité, avant d'être laminé par une crise qui a éclaté au grand jour en 2014 et conduit les constructeurs automobiles à rappeler quelque 100 millions d'airbags dans le monde.

Il est accusé d'avoir dissimulé pendant des années l'existence d'un défaut majeur dans ses produits, responsables d'une vingtaine de décès et de plus d'une centaine de cas de blessures.

Takata, qui a laissé une ardoise de plus de 1.000 milliards de yens, comptait au moment de sa faillite quelque 46.000 employés et 56 usines dans 20 pays pour un chiffre d'affaires de 663 milliards de yens en 2016/17 (5 milliards d'euros), dont près de 90% réalisés à l'étranger.

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