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Scandale Facebook: fin de la perquisition chez Cambridge Analytica

Scandale Facebook: fin de la perquisition chez Cambridge Analytica
Perquisition en cours dans les locaux de Cambridge Analytica au centre de Londres, le 23 mars 2018Daniel LEAL-OLIVAS
Internet

La perquisition menée dans les bureaux londoniens de Cambridge Analytica (CA), au coeur du scandale sur les données d'utilisateurs de Facebook, s'est achevée dans la nuit de vendredi à samedi, les enquêteurs devant maintenant étudier les données recueillies.

Un groupe de 18 personnes, portant pour certaines des vestes siglées "ICO", du nom du régulateur britannique des données, était entré vendredi vers 20H00 GMT dans les locaux de CA, en plein coeur de la capitale britannique.

"Nos enquêteurs ont quitté les lieux à environ 03H00 (GMT)", a indiqué samedi l'ICO (Information Commissionner's Office), dans une déclaration à l'AFP.

"Nous allons maintenant devoir évaluer et examiner les données (recueillies) avant de décider des prochaines étapes et de tirer des conclusions", a ajouté le régulateur.

Cette autorité indépendante, chargée de la protection des données privées, avait obtenu vendredi un mandat de perquisition, délivré par un juge de la Haute Cour de Londres.

L'ICO avait réclamé cette mesure pour "fouiller les serveurs" de Cambridge Analytica et "effectuer une vérification des données".

"Il ne s'agit là que d'une partie d'une enquête plus vaste sur l'utilisation de données personnelles à des fins politiques", a expliqué un porte-parole de l'ICO.

CA est accusée d'avoir récupéré à leur insu les données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook et de les avoir utilisées pour développer un outil informatique permettant de cibler des électeurs afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

La presse britannique s'interroge également sur son rôle pendant la campagne référendaire sur le Brexit, également en 2016.

L'entreprise affirme de son côté ne pas avoir mal agi.

Le scandale a plongé Facebook dans la tempête, l'exposant à des plaintes en nom collectif, et a contraint son jeune patron milliardaire Mark Zuckerberg à présenter des excuses publiques.

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