Six Français sur dix estiment certains métiers plus adaptés aux hommes ou aux femmes

Six Français sur dix estiment certains métiers plus adaptés aux hommes ou aux femmes
Une femme remplace un pot d'échappement usagé dans un garage près de Paris, le 14 mai 2014FRED DUFOUR

Six Français sur dix pensent qu'il existe toujours des métiers plus adaptés aux hommes et d'autres plus adaptés aux femmes, même si les a priori s'estompent" en dehors des métiers "physiques", selon un sondage Vivavoice publié jeudi pour France 2 et RTL.

Dans le détail, 63% des hommes interrogés, contre 58% des femmes, pensent qu'il existe toujours, "dans le monde du travail, aujourd'hui en France", des métiers plus adaptés à l'un ou l'autre des deux sexes.

Seuls 35% de l'ensemble des sondés pensent au contraire "qu'aucun métier n'est aujourd'hui plus adapté aux femmes ou aux hommes" (32% chez les hommes, 37% chez les femmes).

Pour autant, les résultats par catégorie de métier "plaident plutôt" pour un recul des a priori, estiment les auteurs du sondage.

"Une très large majorité" des sondés pensent ainsi qu'hommes ou femmes "sont tout aussi +à même+ de travailler dans l'enseignement" (90%) ou la santé (89%), milieux "davantage perçus" comme "féminins".

Même constat pour des domaines perçus comme "masculins", avec 91% des sondés estimant qu'hommes et femmes sont tout aussi capables d'exercer des "métiers scientifiques" et des "métiers technologiques et du numérique".

Hommes et femmes sont par ailleurs "tout aussi aptes à manager une équipe" ou à diriger une entreprise pour, respectivement, 88% et 90% des sondés.

Au bout du compte, les a priori subsistent seulement pour les métiers physiques, davantage "adaptés" aux hommes selon 52% des sondés (59% des hommes contre 46% des femmes).

Autre enseignement, un sondé actif sur cinq (20 %) "préférerait" travailler dans une équipe avec une majorité d'hommes (15% des hommes et 25% des femmes).

Interrogés sur leur perception des mouvements #balancetonporc ou #metoo, qui, à la suite de l'affaire Weinstein, ont visé "à rendre publics des faits de harcèlement sexuel", à peine la moitié (49%) des sondés les ont jugés "utiles pour combattre ces violences", et seulement 43% des hommes contre 55% des femmes.

Sondage réalisé en ligne du 21 au 23 février auprès de 1.010 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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