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SNCF: la fréquentation en hausse de 7% cet été

SNCF: la fréquentation en hausse de 7% cet été
Le patron de la SNCF Guillaume Pepy, le 28 février 2019 au siège du groupe à Saint-Denis, près de ParisERIC PIERMONT

La fréquentation des trains, "bien meilleure que prévu", a augmenté de 7% cet été par rapport à l'année dernière, s'est félicité jeudi le patron de la SNCF Guillaume Pepy, qui a confirmé qu'il comptait quitter la direction du groupe à la fin de l'année.

La fréquentation a augmenté de 7% par rapport au niveau déjà record de l'été 2018, "et c'est au-delà de ce qu'on imaginait", a indiqué M. Pepy sur RMC et BFMTV.

"Les Français ont massivement choisi de partir en France, en région, cet été", a relevé le dirigeant. En outre, pense-t-il, "les gens font de plus en plus attention, par rapport à la planète".

"On observe vraiment un engouement pour le train, et on gagne des parts de marché", y compris sur des trajets assez longs, a relevé M. Pepy: 70% pour le train sur Paris-Toulon, 60% sur Paris-Biarritz, un tiers sur Paris-Nice...

Le TGV à bas coût Ouigo, en particulier, "est un énorme succès", a-t-il noté. "Le TGV était perçu comme cher par les Français, et Ouigo a permis de dire +le TGV c'est pour tous+."

"Cet été, il y a une telle fréquentation qu'on manque de TGV", a relevé le patron de la SNCF, rappelant qu'il venait de passer une nouvelle commande de 12 rames à Alstom.

A propos de la polémique du début de l'été sur la très grande affluence aux guichets des grandes gares parisiennes, M. Pepy a reconnu "une bêtise" de la part de la SNCF, qui a selon lui corrigé la situation. Il a relevé que l'activité du numéro d'appel 3635 avait augmenté de 16% depuis qu'il n'est plus surtaxé, tandis que 200 bureaux de tabac vendront des billets de train à l'automne.

Et concernant un récent rapport de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) qui mettait en lumière certains dysfonctionnements dans la maintenance des voies, "il n'a relevé aucun écart qui ne soit dangereux", selon lui.

"S'il y avait eu un seul écart qui soit dangereux (...), l'Etablissement de sécurité ferroviaire aurait arrêté la circulation" des trains, a-t-il souligné, notant que "l'état de sécurité du réseau français s'améliore", le nombre d'incidents ayant baissé de 30% en trois ans.

"Maintenant, il reste du travail, c'est clair", a-t-il reconnu.

Guillaume Pepy a reconnu ressentir "un petit pincement au cœur (...) un peu comme les profs qui font leur dernière rentrée".

Il a confirmé qu'il ne serait plus en poste le 1er janvier 2020, quand la SNCF changera de statut pour devenir une société anonyme à capitaux publics conformément à la réforme ferroviaire.

Cette "nouvelle SNCF" "mérite un œil neuf, et moi j'ai pensé, qu'ayant fait deux mandats, il ne faut pas faire le mandat de trop", a-t-il dit.

"J'aurai une vie après la SNCF, et c'est très bien comme ça", a-t-il lancé, qualifiant d'"intox" les spéculations sur son maintien à la tête du groupe dans l'hypothèse où le gouvernement ne trouverait pas la personnalité idéale pour lui succéder.

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