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SNCF: SUD-Rail dénonce "l'aggravation promise de la situation sociale"

SNCF: SUD-Rail dénonce
Jean-Pierre Farandou, nouveau PDG de la SNCF, le 26 septembre 2019Lionel BONAVENTURE

SUD-Rail a dénoncé mardi un "plan social permanent" à la SNCF "depuis quelques années" et "s'insurge contre l'aggravation promise de la situation sociale" avec l'arrivée d'un nouveau patron et l'entrée en vigueur de la réforme ferroviaire.

Après un "bilan social encore catastrophique" en 2018, le futur patron Jean-Pierre Farandou "promet pire", déplore SUD-Rail dans un communiqué. Successeur de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, M. Farandou devrait prendre ses nouvelles fonctions vers le 1er novembre.

"Maintenant, au prétexte de l'ouverture à la concurrence et de l'éclatement de l'entreprise SNCF en cinq sociétés anonymes" en janvier avec la réforme ferroviaire, "la pression est encore plus forte", ajoute le troisième syndicat de la SNCF.

M. Farandou "multiplie les annonces de plan d'augmentation de la productivité, d'extrême polyvalence, d'économies et de suppressions de postes", mais "pas un mot" au sujet de "la situation sanitaire et sociale catastrophique des salariés" et "leurs souffrances alors même que deux cheminots se sont encore donné la mort ce week-end", s'indigne le syndicat.

En 2018, environ 2.700 postes ont été supprimés au sein du groupe public ferroviaire où les démissions ont augmenté de 34,3% par rapport à 2017, tandis que les ruptures conventionnelles ont grimpé de 86% (elles ont doublé chez les salariés sous statut de cheminot) et les licenciements progressé de 27%, selon le "Bilan social 2018" établi par la direction, cité par le syndicat et que l'AFP a pu consulter.

SUD-Rail, qui a rejoint avec d'autres syndicats l'appel à une grève illimitée à partir du 5 décembre, lancé par plusieurs organisations syndicales de la RATP contre la réforme des retraites, assure qu'il "travaille d'ores et déjà à construire un rapport de force le plus large possible" pour briser "cette logique permanente de casse sociale".

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