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Thomas Cook: le rapatriement des touristes britanniques s'achève

Thomas Cook: le rapatriement des touristes britanniques s'achève
Un avion du voyagiste Thomas Cook sur le tarmac de l'aérport de Düsseldorf, le 24 septembre 2019 en AllemagneIna FASSBENDER

Le Royaume-Uni achève lundi l'opération hors normes de rapatriement dans le pays de 140.000 touristes, deux semaines après la faillite soudaine du voyagiste Thomas Cook.

L'autorité britannique de l'aviation civile (CAA) annonce dans un communiqué que cette opération baptisée "Matterhorn", la plus importante depuis la Seconde guerre mondiale, s'achèvera sous peu avec un vol arrivant à Manchester (nord) en provenance d'Orlando (Etats-Unis) avec 392 passagers à bord.

Au total, 150 avions auront permis de ramener grâce à 746 vols quelque 140.000 personnes depuis le lancement du rapatriement le lundi 23 septembre, quelques heures à peine après la faillite de Thomas Cook.

"Je veux remercier tous ceux qui ont pris part à cette énorme opération, notamment les passagers que nous avons ramené à la maison (...) Je veux également rendre hommage aux formidables ex-employés de Thomas Cook qui ont travaillé avec nous pour faire de cette opération un succès", a expliqué Richard Moriarty, directeur général de la CAA.

Au moment de la chute de Thomas Cook, un total de 600.000 touristes étaient en vacances avec le voyagiste. Le Royaume-Uni a rapatrié ses vacanciers et le sort d'environ 450.000 autres se joue entre plusieurs pays et filiales du groupe qui n'avaient pas toute fait immédiatement faillite.

Le groupe comptait 22.000 employés dans le monde dont 9.000 au Royaume-Uni qui ont perdu leur travail.

Au moment de sa faillite, le groupe avait vu sa trésorerie fondre et était à court d'argent, ce qui avait poussé ses banques à réclamer un financement supplémentaire de 200 millions de livres pour assurer sa survie pérenne, et ouvrir la voie à une reprise par le chinois Fosun.

Ces dernières années, Thomas Cook avait pâti de la frilosité des clients en raison des incertitudes du Brexit et des changements de modes de consommation des vacanciers, délaissant les agences traditionnelles pour les réservations en ligne.

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