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Tiger Woods booste déjà la Ryder Cup

Tiger Woods booste déjà la Ryder Cup
L'Américain Tiger Woods s'entraîne pour la Ryder Cup à Saint-Quentin-en-Yvelines le 25 septembre 2018FRANCK FIFE

Un phénomène. Comme prévu. Ses premiers pas en France, et ses premiers swings d'entraînements mardi, ont été scrutés comme pour une rock-star... Tiger Woods, en pleine résurrection, phagocyte l'attention comme rarement un joueur l'a fait lors d'une Ryder Cup.

C'est l'effet attendu. Le fameux "boost" que tous les amateurs de golf espéraient avec le venue de Tiger Woods pour cette Ryder Cup de golf en France. Et il semble avoir déjà pris, trois jours avant le début de la compétition qui débute vendredi.

Il suffisait de voir les centaines de spectateurs venus braver la petite douceur matinale du Golf National de Saint-Quentin-en-Yvelines mardi matin pour une séance d'entraînement, normalement classique et sans grand intérêt. Mais voilà. Avec Tiger Woods, tout change de dimension.

Applaudi, suivi, scruté... Comme à ses plus belles heures. Et ce n'était qu'un entraînement.

"Il est le golf, comme Pelé pour le foot ou Jordan pour le basket, c'est un privilège de l'approcher", assure Georgio, un Italien qui a fait le déplacement avec trois autres amis depuis Bologne pour cette Ryder Cup, la première qui se dispute en France.

Sa présence écrase un peu tout le reste. La salle de presse, presque comble pour Woods, n'a pas tenu le choc après son passage. Pourtant Phil Mickelson, Bryson DeChambeau ou Patrick Reed, ses partenaires d'entraînement, ne sont pas d'illustres inconnus. Du moins auprès des amateurs de golf.

Tiger lui, joue dans une autre dimension populaire.

- Procession quasi-christique -

Le timing ne pouvait pas mieux tomber pour les promoteurs de la Ryder Cup. La victoire de Tiger Woods dimanche au Tourchampionship à Atlanta, avec ces images incroyables d'une foule surexcitée accompagnant dans une procession quasi christique au 18e trou le come-back de ce joueur hors-norme, a suramplifié la +Tigermania+.

"Ouais, la semaine dernière était pas mal", a résumé le +Tigre" mardi. Plutôt un bon résumé en effet.

La frénésie qui l'a entouré dimanche soir ? "Je n'ai pas vraiment eu le temps de regarder", a-t-il expliqué, pris par un emploi du temps serré après sa victoire et le départ pour la France dans un vol affrété par Air France avec le reste de l'équipe. Pas vraiment eu le temps de se "plonger" dans un des moments qui deviendra, à coup sûr, l'un des grands moments de l'histoire du golf. "Je le ferai après la Ryder", a-t-il promis.

Interrogé sur les audiences TV de dimanche aux Etats-Unis, les meilleures de la saison, et au-dessus de celles de certains Grand Chelem, il a toutefois admis avoir vécu un moment très spécial, évoquant cette "foule; vous savez, qui court derrière nous, et totalement excitée". Le Tigre s'est même permis une petite critique, regrettant que "l'art de l'applaudissement" ait disparu. "Les gens n'applaudissent plus parce qu'ils ont leur portable dans la main. Ils crient et même plutôt fort, et spécialement tard dans la journée et après quelques bières, ça devient encore plus bruyant".

"Je pense que ce sera pareil cette semaine", a-t-il pronostiqué.

- "Génial pour la Ryder Cup" -

Ce come-back improbable du +Tigre+, avec cette 80e victoire en carrière, après cinq ans de disette, sa 13e place mondiale (656e au début de l'année, ndlr), accaparent quasiment toutes les discussions. Même côté européen, les joueurs savourent la renaissance de celui qui pourrait pourtant les battre ce week-end, malgré ses statistiques plutôt médiocres en Ryder.

"En tant qu'amateur de golf, je trouve ça formidable. Je crois que c'est génial pour la Ryder Cup. Et ça fait du bien de voir Tiger Woods jouer au golf à ce niveau, parce que ça rend certainement la Ryder Cup encore plus spéciale", a reconnu Ian Poulter mardi. Un hommage sincère, et une juste vision de ce qu'apporte Tiger Woods à ce sport.

Interrogé sur l'effet de sa victoire au sein de l'équipe, le capitaine américain Jim Furyk, a assuré qu'elle "ne faisait en tout cas pas de mal". "C'est un super boost pour tout le monde", a-t-il admis. Et pas que pour la Team USA...

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