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Toute manifestation violente lors du G7 sera "neutralisée", avertit Castaner

Toute manifestation violente lors du G7 sera
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'une visite aux côtés du maire de Biarritz Michel Veunac (g) et du préfet Eric Spitz (d), à Biarritz le 4 juillet 2019IROZ GAIZKA

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a averti jeudi à Biarritz que les forces de l'ordre "neutraliseront" toute manifestation violente qui éclaterait en marge du sommet du G7 (24-26 août), organisé dans cette ville des Pyrénées-Atlantiques.

A 50 jours de la réunion des chefs d'Etat des sept pays les plus riches du monde sur la côte basque, M. Castaner était en repérages à Biarritz, où il a effectué une visite au commissariat.

Il s'est ensuite rendu, guidé par le maire Michel Veunac (Modem) à l'Hôtel du palais, au casino municipal et au casino Bellevue, trois lieux emblématiques de la cité balnéaire où se tiendront les réunions et conférences du G7.

Ce sommet que la France n'a plus accueilli depuis 2011 (Deauville), est "un enjeu en matière de sécurité parce qu'il y a un certain nombre de risques", a dit le ministre de l'Intérieur qui a promis "une mobilisation exceptionnelle des forces de sécurité intérieure" et "un dispositif à la hauteur des risques, notamment le risque terroriste".

"On se prépare à l'hypothèse (de) contre-manifestations, si elles sont violentes nous les neutraliserons", a-t-il averti.

"C'est tout le Pays basque qui doit être sécurisé et même toute la France", a encore souligné le ministre. "Nous aurons des forces présentes pour gérer les différents sites à Biarritz et dans d'autres communes. Des zones (géographiques) ont été déterminées pour gérer au mieux les mobilités et veiller à ce que celles et ceux qui représenteraient une menace ne viennent pas au Pays basque".

Des dizaines de groupes et ONG locaux et internationaux ont déjà fait entendre leur opposition à la tenue du G7 à Biarritz et certains ont prévu de tenir un "contre sommet", à quelques dizaines de km qui sera transformé en camp retranché.

"Il est essentiel que le contre-sommet puisse se tenir dans de bonnes conditions de sécurité", a jugé le ministre.

Dans l'après-midi, le ministre devait prendre part à un comité de pilotage sur le G7 et se rendre ensuite à Hendaye, sur la frontière espagnole, pour rencontrer son homologue espagnol Fernando Grande-Marlaska.

Entre les deux ministres, il sera notamment question d'immigration irrégulière et de coopération policière et douanière en vue du G7.

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