En ce moment
 

Trois mères au sommet de grues pour alerter sur le handicap à Lille et Strasbourg

Trois mères au sommet de grues pour alerter sur le handicap à Lille et Strasbourg
Bannière "Laissez-nous être des citoyens" accrochée à une grue à Strasbourg, le 19 septembre 2018FREDERICK FLORIN
education

Trois mères d'enfants handicapés ont grimpé mercredi au sommet d'une grue, deux à Lille et une à Strasbourg, pour réclamer davantage de moyens pour les handicapés, avant de redescendre dans l'après-midi, a-t-on appris de sources concordantes.

A Lille, deux femmes sont montées à soixante mètres de haut. "Elles ont déplié une banderole +Une école pour mon enfant+", a indiqué une source policière.

Ces deux personnes, qui sont redescendues d'elles-mêmes à 16H00, voulaient interpeller Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée du Handicap, "sur la situation de plusieurs familles" d'enfants handicapés.

Elles dénoncent notamment "le manque d'auxiliaires de vie scolaire" (AVS) et "la grande précarité des aidants familiaux", avec "des parents obligés de renoncer à leurs emplois pour s'occuper de leur enfant", a expliqué à l'AFP Meryem Duval, vice-présidente du collectif citoyen handicap, présente au sommet de cette grue.

Les deux femmes y étaient montées à 3H00 dans la nuit de mardi à mercredi, a affirmé cette mère de jumeaux autistes, qui s'était déjà hissée en haut d'une grue pour les mêmes raisons en février 2017.

A Strasbourg, Estelle Hoffer est montée vers 04H00 sur une grue à tour installée à proximité du campus universitaire de la ville. Elle y a accroché une banderole "Laissez-nous être des citoyens" et "AVS École Accessibilité Loisir Emploi", affichant des prénoms d'enfants en manque d'auxiliaire de vie scolaire comme Max, Manon, Robin ou Clara, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous voulons un papier officiel du rectorat du Bas-Rhin garantissant que tous les enfants en ayant besoin, aient une AVS", avait expliqué mercredi matin, au pied de la grue surveillée par des policiers et des pompiers, Marie Lettler, également militante du collectif citoyen handicap et mère d'un enfant autiste de 10 ans.

Estelle Hoffer, auteur d'une action similaire en juin 2017, est redescendue en début d'après-midi. "Nous avons obtenu la garantie que les recrutements vont s'améliorer", a-t-elle expliqué.

En 2013, des pères s'étaient perchés sur des grues à Nantes pour réclamer la résidence alternée des enfants en cas de séparation des parents, inspirant différentes actions spectaculaires de parents privés de droit de garde.

Vos commentaires