Trump gracie deux éleveurs à l'origine de l'occupation d'un parc naturel

Trump gracie deux éleveurs à l'origine de l'occupation d'un parc naturel
Un militant antigouvernemental occupe un parc naturel de l'Oregon, en janvier 2016.JUSTIN SULLIVAN

Le président américain Donald Trump a gracié mardi deux éleveurs de l'Oregon, dont la condamnation à cinq ans de prison pour avoir mis le feu à des terres fédérales avait déclenché en 2016 l'occupation armée d'un parc naturel.

Dans un communiqué, la Maison Blanche juge "injuste" la condamnation à cinq ans de prison de Dwight Hammond, 76 ans, et de son fils Steven, 49 ans.

Les deux éleveurs de l'Oregon, Etat dans le nord-ouest du pays, avaient initialement été condamnés à trois mois et à un an d'emprisonnement, avant qu'une cour d'appel fédérale ne les contraigne à purger la peine minimale de cinq ans prévue par la loi.

Un "excès de zèle" de la part du "gouvernement précédent", selon la Maison Blanche, qui décrit Dwight et Steven Hammond comme des "hommes dévoués à leur famille", "respectés", "impliqués dans leur communauté" et "largement soutenus par leurs voisins, les autorités locales et les agriculteurs et les éleveurs de l'ouest".

"Il est grand temps de rendre justice à Dwight et Steven Hammond, qui méritent complètement cette grâce présidentielle", insiste le communiqué.

Dwight Hammond a déjà passé près de trois ans derrière les barreaux et son fils Steven autour de quatre ans.

Les deux éleveurs s'étaient rapidement rendus à la justice en janvier 2016. Mais leur cas avait provoqué la colère de militants dénonçant notamment l'autorité du gouvernement sur les terres fédérales et les conditions de plus en plus contraignantes imposées aux éleveurs.

Lourdement armés, ils étaient restés retranchés pendant plus d'un mois dans un refuge d'un parc naturel de l'Oregon avant de se rendre. L'un d'eux avait trouvé la mort lors d'une course poursuite avec la police.

Selon la Constitution des Etats-Unis, le président peut soit annuler une condamnation rendue par la justice fédérale, soit commuer la peine d'un condamné, c'est-à-dire en raccourcir la durée. Donald Trump n'hésite pas à utiliser ce droit régalien quand il considère que la justice a fait fausse route. Ce sont souvent ses supporteurs qui en profitent.

Vos commentaires