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Un Allemand expulsé de France avant le sommet du G7

Un Allemand expulsé de France avant le sommet du G7
La plage et l'Hôtel du Palais, le 13 août 2019 à BiarritzIROZ GAIZKA

Un ressortissant allemand, arrêté il y a une semaine en Côte d'Or, a été expulsé vers l'Allemagne et interdit de séjour en France avant la tenue du sommet du G7 à Biarritz, a-t-on appris jeudi de sources concordantes, confirmant une information de France Info.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé à l'AFP l'expulsion de ce ressortissant européen, visé depuis le 18 juillet par un arrêté d'interdiction administrative du territoire. Le ministère n'a pas précisé les motivations de cet arrêté.

Interviewé par la radio allemande Radio Dreyeckland, pour laquelle il devait se rendre à Biarritz en tant que reporter, l'intéressé a accusé le ministère de l'Intérieur d'avoir voulu éloigner les "personnes qui dérangent" en amont du G7, qui se tient du 24 au 26 août.

Le 8 août, "après un contrôle routier, j'ai été arrêté et ai passé près de 24H dans une cellule d'expulsion parce que j'ai été désigné comme activiste de gauche, même si dans un premier temps on ne m'a pas dit la raison de mon arrestation mais juste précisé que ça concernait quelque chose sur le droit de séjour", a-t-il déclaré à Radio Dreyeckland.

"Ils (les policiers français, NDLR) m'ont dit que j'avais été contrôlé il y a un an et demi à Bure près du site d'enfouissement des déchets nucléaires où pour la première fois la police avait pris mon identité mais ils ont aussi dit que j'étais soupçonné d'avoir commis des délits lors du G20 de Hambourg (à l'été 2017), mais sans qu'il n'y ait une quelconque condamnation: des enquêtes sont toujours en cours", a-t-il poursuivi.

Le lendemain de son arrestation, ce ressortissant allemand a été "embarqué vers Kehl", ville allemande située de l'autre côté du Rhin. Il a indiqué avoir pris une avocate pour contester son interdiction de séjour, alors qu'il a un contrat de travail en France.

Les autorités ont pris des mesures drastiques de sécurité pour la tenue du G7, sur lequel pèsent selon elles plusieurs menaces, notamment de "groupes violents".

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