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Un handicapé attaque la SNCF pour "discrimination": décision jeudi à Toulouse

Un handicapé attaque la SNCF pour
Kevin Fermine avec son chien Djembe, à la gare de Toulouse-Saint-Agne, le 16 mars 2017ERIC CABANIS
Transports

Le tribunal correctionnel de Toulouse rendra jeudi sa décision après qu'un étudiant atteint du "syndrome de Little" (dégénérescence des neurones) et en fauteuil roulant depuis son plus jeune âge, a attaqué la SNCF pour "discrimination".

"Le 7 juin prochain, le tribunal de grande instance rendra son jugement qui marquera peut-être le début d’une nouvelle vie, qui donnera un espoir à plus de 12 millions de citoyens en situation de handicap", écrit Kevin Fermine 26 ans dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Par son laxisme dans la mise en oeuvre de la réglementation d’accessibilité handicap, la SNCF oblige les personnes à mobilité réduite à être placées en plein milieu du passage, obligeant les autres passagers à les enjamber pour rejoindre leur place, désactive les boutons d’assistance dédiés aux personnes handicapées en cas de problème ou interdit l’accès aux toilettes durant toute la durée du voyage, faute de sanitaire accessible", selon lui..

"C’est contraire aux droits fondamentaux !", insiste-t-il.

Lors d'un entretien avec l'AFP en mars 2017, il avait décrit les difficultés rencontrées. Sur un long trajet, "il m'est déjà arrivé de m'uriner dessus, tout simplement parce que je n'ai pas pu aller aux toilettes. C'est vraiment très dégradant, je ne le supporte plus", s'était-il emporté.

A l'automne 2016, il avait donc porté plainte pour "discrimination" contre la SNCF.

"Je suis conscient que les problèmes ne peuvent pas se régler du jour au lendemain à l'aide d'une baguette magique, mais il faut se dire, quand même, que la première loi d'accessibilité date de 1975", avait-il reconnu.

En 2005, la loi handicap prévoyait que les lieux et transports publics soient accessibles aux quelque 10 millions de personnes souffrant d'un handicap - moteur, visuel, mental ou auditif - avant le 1er janvier 2015.

Cette échéance n'ayant pas été respectée, la loi du 5 août 2015 a instauré de nouveaux délais: trois ans pour les transports urbains, six ans pour les liaisons interurbaines et neuf ans pour le trafic ferroviaire.

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