Une minute de silence sous la pluie devant le mémorial aux victimes

(Belga) Le Premier ministre a observé jeudi matin une minute de silence devant le mémorial aux victimes d'actes terroristes en Belgique et à l'étranger. Victimes et membres du gouvernement se pressaient sous les parapluies pendant que s'égrenaient les noms des 32 personnes décédées dans les attentats de Brussels Airport et de la station de métro à Maelbeek, le 22 mars 2016.

Charles Michel s'est avancé sous la pluie pour déposer devant le monument de la petite rue de la Loi, à Schuman, une couronne de fleurs habillée d'un ruban noir-jaune-rouge. Il s'est ensuite immobilisé à la lecture des noms des 32 victimes du 22 mars 2016, face à l'œuvre inaugurée un an auparavant sous le titre "Blessés mais toujours debout face à l'inconcevable". La petite foule s'est ensuite tue pour une minute de recueillement. Spontanément, quelques proches et victimes sont ensuite venus échanger quelques mots avec le chef du gouvernement, qui était accompagné des ministres de l'Intérieur Jan Jambon, de la Justice Koen Geens et des Affaires étrangères Didier Reynders ainsi que du président de la commission d'enquête sur les attentats, Patrick Dewael. Dans un calme respectueux, des citoyens, victimes ou proches, ont déposé chacun à leur tour des roses blanches sur la structure monumentale de 20 mètres de long. "C'est un moment important", explique pudiquement une jeune fille venue célébrer la mémoire de sa cousine, décédée à Maelbeek. "Cela permet de ne pas oublier, de rappeler que certaines personnes ne s'en sont pas sorties indemnes et que d'autres sont toujours là, qu'elles ont besoin de soutien." Deux ans après, l'émotion est toujours présente. Un groupe de jeunes est venu soutenir l'une de leurs camarades, qui a perdu sa sœur dans l'attentat du métro. "On était déjà là l'année passée. On vient témoigner de notre empathie, encore aujourd'hui." Parmi ces anonymes, nombreux sont ceux qui ressentent la nécessité d'"être là". "C'est notre ville, ici", sourit tristement ce Catalan né à Bruxelles, dont le frère était présent lors de l'attentat à Maelbeek. "Il faut vivre avec intensité car on ne sait jamais ce qui peut arriver demain." (Belga)

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