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Vélib': les salariés grévistes manifestent devant l'Hôtel de Ville de Paris

Vélib': les salariés grévistes manifestent devant l'Hôtel de Ville de Paris
Quelques dizaines de salariés de Vélib', en grève depuis le 17 avril, se sont rassemblés jeudi matin devant l'Hôtel de Ville de Paris pour demander le maintien de leurs anciens avantages sociaux.LOIC VENANCE

Quelques dizaines de salariés de Vélib', en grève depuis le 17 avril, se sont rassemblés jeudi matin devant l'Hôtel de Ville de Paris pour demander le maintien de leurs anciens avantages sociaux.

Les salariés grévistes, vêtus de leurs gilets orange de travail, ont décidé de rester sur le parvis quelques heures avant de retourner "bloquer les dépôts" de vélos en libre-partage d'Alfortville (Val-de-Marne) et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), ont-ils indiqué à l'AFP.

Quelque 85% des 115 salariés du dispositif sont en grève pour demander le maintien des conditions de travail dont ils bénéficiaient auparavant chez Cyclocity, filiale de JCDecaux, le précédent opérateur de Vélib’, selon une source syndicale.

Les salariés touchaient auparavant des sursalaires de 45% pour le travail de nuit et de 100% pour les jours fériés et les week-ends, réduits aujourd'hui à 10% pour les seules nuits, selon un porte-parole CGT des grévistes Ibrahima Konte.

Selon le syndicaliste, les salariés de nuit ont perdu entre 700 et 1.000 euros par mois, entre 300 et 500 pour ceux de jour.

Ils dénoncent également les conditions de travail, avec "des outils qui ne fonctionnent pas. Pour commencer, on a eu deux petits tournevis qui ne servent à rien", dit-il, en ajoutant que les salariés "n'ont pas eu de formation".

Les grévistes devaient rencontrer dans l'après-midi, pour la troisième fois, la direction du consortium Smovengo qui ne leur a proposé pour l'instant, selon eux, "que 25 centimes d'augmentation du panier-repas".

La grève des salariés du nouveau Vélib', opéré depuis le 1er janvier par le groupement Smovengo -- Smoove, une PME de Montpellier; Mobivia (Norauto, Midas); l'Espagnol Moventia et les parkings Indigo -- s'ajoute à une série ininterrompue de dysfonctionnements qui perturbent lourdement le déploiement d'un service très aimé par les Parisiens et les visiteurs.

Mercredi soir, la mairie de Paris et la Métropole du Grand Paris (MGP) ont annoncé que le groupement s'était engagé, à leur demande, à publier d'ici la fin de la semaine un "plan détaillé de sortie de crise", détaillé, et qui doit être "respecté".

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