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Venezuela: la France "prête à reconnaître" Guaido, déclare Macron

Venezuela: la France
Photo montage créé le 25 janvier 2019 de Juan Guaido (g) qui s'est auto-proclamé président du Venezuela et du président en titre Nicolas MaduroYuri CORTEZ

La France est "prête à reconnaître" l'opposant vénézuélien Juan Guaido en tant que "président en charge" de son pays si des élections ne sont pas annoncées "d'ici 8 jours", a déclaré samedi le président Emmanuel Macron.

"Sans élections annoncées d'ici 8 jours, nous serons prêts à reconnaître @jguaido comme +Président en charge+ du Venezuela pour enclencher un processus politique. Nous y travaillons entre partenaires européens", a twitté M. Macron, au même moment où le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, diffusait un message dans le même sens.

Paris avait "fermement" appelé vendredi le président vénézuélien Nicolas Maduro à "s'interdire toute forme de répression de l'opposition".

Juan Guaido, qui s'est autoproclamé "président" par intérim du Venezuela avec le soutien des États-Unis, a appelé à la poursuite de la mobilisation contre le pouvoir de Nicolas Maduro, à quelques heures d'une réunion samedi du Conseil de sécurité des Nations unies sur la crise à Caracas.

La double déclaration samedi de la France et de l'Espagne intervient alors que les Etats membres de l'UE ne sont pas parvenus, vendredi soir, à s'entendre sur une nouvelle "déclaration commune" appelant à la convocation rapide d'élections au Venezuela.

Le projet de texte soumis en fin de journée aux gouvernements des 28 stipulait que si Nicolas Maduro n'acceptait pas d'organiser de nouvelles élections, "l'UE étudierait la possibilité de prendre de nouvelles dispositions, dont la reconnaissance de Juan Guaido comme président par intérim".

L’Espagne a refusé de soutenir cette formulation et, soutenue par plusieurs autres capitales, a demandé de la remplacer par "décidera de prendre de nouvelles dispositions, dont la reconnaissance de Juan Guaido comme président par intérim", ont précisé les sources interrogées par l'AFP.

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