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VTC aux Etats-Unis: en 5 ans, plus de chauffeurs, moins de revenus (étude)

VTC aux Etats-Unis: en 5 ans, plus de chauffeurs, moins de revenus (étude)
Un véhicule Uber à Manhattan le 14 juin 2017SPENCER PLATT

Les revenus mensuels moyens des chauffeurs de plateformes de réservation en ligne (Uber, Lyft etc...) ont baissé de moitié en cinq ans aux Etats-Unis, selon une étude lundi de la banque américaine JPMorgan Chase, un reflux qui s'explique notamment par une hausse du nombre de chauffeurs.

De 1.469 dollars en moyenne en 2013, les revenus tirés de cette activité étaient en moyenne de 783 dollars en 2017, soit une baisse de 53%, selon cette étude menée par la première banque des Etats-Unis.

Cette dernière a examiné les revenus tirés par ses clients de l'économie du partage, ces plateformes électroniques qui mettent en relation clients et fournisseurs de biens ou de services, d'Uber à eBay, en passant par Airbnb.

Cette baisse "pourrait s'expliquer par le fait que la hausse du nombre de chauffeurs a pu mettre sous pression les revenus horaires" ou encore par "une baisse possible du nombre d'heures de travail des chauffeurs", avance JPMorgan Chase, qui précise ne pas savoir combien d'heures ces chauffeurs ont travaillé.

Selon l'étude, qui confirme que les transports sont le secteur qui a crû le plus vite au sein de l'économie des plateformes, cela montre en tout état de cause "que l'activité de chauffeur est devenue de moins en moins susceptible de remplacer un emploi à temps plein ces cinq dernières années, à mesure que de plus en plus de chauffeurs sont entrés sur le marché".

Leader du marché, Uber avait 160.000 chauffeurs affiliés en 2014 aux Etats-Unis, contre 900.000 aujourd'hui, selon les chiffres du groupe basé à San Francisco (ouest).

En juin 2018, Uber a réalisé sa 10 milliardième course dans le monde. Il avait franchi la barre des 5 milliards de courses un an plus tôt, en mai 2017.

"A mesure que le nombre de chauffeurs augmentait, la part de chauffeurs à temps partiel a elle aussi augmenté", explique le groupe dans un texte publié sur internet pour réagir à cette étude, ajoutant que "plus de 50% des chauffeurs conduisent moins de 10 heures par semaine".

Uber estime qu'il est donc plus pertinent de se pencher sur le gain horaire et affirme qu'il est resté "stable dans le temps", sans donner de chiffre.

De façon générale, JPMorgan note que l'économie du partage, quelque soit le secteur, n'apporte en général qu'un complément de revenu occasionnel aux foyers.

JPMorgan a étudié 38 millions de dépôts identifiés comme venant de 128 plateformes vers 2,3 millions de comptes entre 2012 et 2018.

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