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Wall Street affectée par les doutes sur les négociations sino-américaines

Wall Street affectée par les doutes sur les négociations sino-américaines
Un trader à Wall Street le 1er février 2019Johannes EISELE

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La Bourse de New York a terminé en nette baisse jeudi, plombée par un regain de doutes sur les négociations commerciales entre Pékin et Washington, par des inquiétudes sur la croissance mondiale et par des résultats d'entreprises mitigés.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,87% à 25.169,53 points et l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 1,18% à 7.288,35 points.

L'indice élargi S&P 500 a lâché 0,94% à 2.719,32 points.

En baisse dès l'ouverture, les indices ont creusé leurs pertes après les commentaires du conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow laissant entendre qu'il n'y avait pas eu de progrès probants depuis la semaine dernière dans les discussions commerciales avec la Chine.

Sur le même sujet, un responsable de l'administration américaine a affirmé peu après à la chaîne CNBC qu'une rencontre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping était "hautement improbable" avant le 1er mars, une information confirmée dans l'après midi par Donald Trump.

Or le 1er mars est une date importante car elle verra prendre fin la trêve de 90 jours négociée entre les deux pays en décembre.

"Alors qu'on s'approche à grands pas de cette date limite", l'incapacité des deux parties à avancer dans les négociations "redevient vraiment une inquiétude pour les investisseurs" dans la mesure où les tensions commerciales ont déjà freiné la croissance des deux premières puissances économiques mondiales, a signalé William Lynch de Hinsdale Associates.

Et la crainte de voir se prolonger ce conflit s'est ajoutée aux multiples indicateurs signalant un clair ralentissement de la croissance en Europe.

La Commission européenne a notamment fortement abaissé ses prévisions de croissance 2019 en zone euro, avec un ralentissement particulièrement important en Allemagne et en Italie et de moindre ampleur pour la France. La Banque d'Angleterre a aussi sabré sa prévision de croissance du Royaume-Uni en 2019, à 1,2%.

- Nouveau géant bancaire -

"On voit réapparaître les inquiétudes d'un ralentissement généralisé de la croissance mondiale qui avaient tant chahuté les marchés au quatrième trimestre", a relevé M. Lynch.

Aussi n'est-il pas étonnant selon lui de voir les investisseurs retirer un peu d'argent de la table après plusieurs semaines de rebond.

D'autant plus que les résultats d'entreprises du jour étaient contrastés.

Twitter en particulier a chuté de 9,84%. Le groupe a certes engrangé son premier bénéfice annuel en 2018 mais il a aussi fait part de prévisions un peu décevantes pour le trimestre en cours et d'une baisse du nombre de ses usagers mensuels actifs.

Les chiffres de la société Tapestry, maison mère des marques de maroquinerie Coach et Kate Spade, ont aussi été reçus fraîchement, le titre plongeant de 14,83%.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans reculait vers 21H45 GMT à 2,658%, contre 2,695% mercredi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,001%, contre 3,033% la veille.

Parmi les autres valeurs du jour, les banques BB&T et SunTrust ont respectivement pris 3,98% et 10,18% après avoir annoncé leur fusion. Le rapprochement des deux établissements va créer la sixième plus grosse banque américaine en terme d'actifs.

Yum Brands, la maison mère des chaînes de restaurants KFC, Pizza Hut et Taco Bell, a grappillé 0,02% après avoir fait part d'un chiffre d'affaires en léger repli et d'un bénéfice net en baisse de 23%.

Toujours dans la restauration rapide, Dunkin' Brands, qui chapeaute les chaînes Dunkin' Donuts et Baskin Robbins, a cédé 2,98% après un chiffre d'affaires au quatrième trimestre plus faible qu'anticipé par les analystes de Wall Street.

La chaîne Chipotle Mexican Grill a en revanche bondi de 11,35% après un bénéfice meilleur que prévu sur cette même période.

Match Group est monté de 5,05% après des résultats trimestriels dopés par la forte croissance de son application de rencontres Tinder et ses 4,35 millions de membres fin décembre.

  1. Nasdaq

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